Concertation francophone pour aider les réfugiés

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Vingt-six organismes franco-ontariens se préparent à accueillir les réfugiés syriens qui auraient besoin de leurs services. Ils demandent la mise en place d’un continuum d’identification et de prise en charge depuis les camps jusqu’à l’accueil et au référencement.

«Nous sommes des acteurs accueillants et inclusifs», affirment-ils dans un communiqué commun, initiative de La Passerelle I.D.E. «Nous nous inscrivons dans la meilleure tradition humanitaire du Canada.»

Parmi les signataires, mentionnons aussi le Centre francophone de Toronto et le COFRD de la région de Durham, les conseils scolaires publics et catholiques, les collèges Boréal et La Cité, le campus Glendon de l’Université York et Franco Queer, le Réseau de développement et d’employabilité et l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario.

«Nous voyons la venue des réfugiés syriens comme une forme d’enrichissement humain (culturel, social, économique, etc.) pour l’Ontario français et pour le Canada», mentionnent-ils.

Le premier vol transportant 163 réfugiés s’est posé jeudi soir dernier à Toronto, un événement très médiatisé, notamment parce que les premiers ministres Justin Trudeau et Kathleen Wynne y participaient.

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Le Canada compte accueillir environ 25 000 réfugiés syriens d’ici le printemps (probablement environ 10 000 en Ontario, nombre qui correspond à celui des réfugiés de tous les pays qui se sont établis dans la province en 2014).

Une minorité de réfugiés syriens parlent français, plusieurs maîtrisent déjà l’anglais, tous parlent arabe. Mais «peu importe leur point d’entrée au Canada, ils pourraient choisir de s’établir de manière permanente en Ontario», disent les organismes francophones, et «ils pourraient chercher à être soutenus en français si c’est leur première langue officielle parlée».

Séquelles de la guerre

«Les réfugiés arriveront au Canada après une dure expérience de guerre et de vie dans un camp de réfugiés, ce qui peut avoir des séquelles importantes sur leur santé physique et mentale. L’éventail de leurs besoins est très ample et nécessitera des réponses holistiques coordonnées mettant à contribution l’expertise et les appuis d’une ample gamme de prestataires de services francophones.»

La directrice du Centre francophone de Toronto, Lise Marie Baudry, indiquait récemment à L’Express que le CFT est prêt et outillé pour faire face à la demande.

C’est la clinique Crossroads de l’hôpital Women’s College qui dirige le triage médical pour les services aux réfugiés syriens à Toronto et qui référera au Centre francophone ceux et celles qui ont besoin de services en français pour les Soins médicaux primaires (numéro général 416-922-2672) et les Services en santé mentale (# 290).

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Par la suite, indique-t-on au CFT, «nos Services aux nouveaux arrivants (#420) sont prêts à les aider à inscrire leurs enfants dans les écoles francophones et nos Services d’emplois (416-962-4600) leur fourniront le soutien nécessaire à la recherche d’emploi».

3,7 millions $ pour huit organismes

La province va affecter 3,7 millions $ pour augmenter la capacité de l’aide à l’établissement dans les six collectivités où sont situés huit organismes subventionnés par le Programme d’aide à la réinstallation qui devraient accueillir la majorité des réfugiés fuyant le conflit syrien.

Cela fait partie d’un engagement de 8,5 millions $ sur deux ans et demi pris plus tôt cette année.

Les organismes qui recevront des fonds sont les suivants: Arab Community Centre of Toronto (Toronto), le Centre catholique pour immigrants (Ottawa), COSTI Immigrant Services (Toronto), London Cross Cultural Learner Centre (London), Malton Neighbourhood Services (Mississauga), Multicultural Council of Windsor and Essex County (Windsor), Reception House Waterloo Region (Kitchener-Waterloo) et Wesley Urban Ministries (Hamilton).

Canado-Arabes

«La sensibilité et la compétence face à la culture et à la religion des réfugiés syriens seront clés à leur offrir des réponses adéquates surtout dans le cadre de la situation de détresse qu’ils auront vécue», indiquent les organismes francophones dans leur communiqué.

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«Il sera crucial d’établir des collaborations avec les organismes des communautés arabophones, musulmanes, ou tout autre regroupement communautaire ou religieux qui pourraient venir en aide, car c’est dans ces interfaces que nous serons collectivement en mesure de donner des réponses adaptées et efficaces aux réfugiés syriens.»

On parle notamment de concerter ces efforts avec la Fédération Canado-Arabe et le Arab Community Centre, de même qu’avec les mosquées et les églises.

Les réfugiés syriens sont d’abord identifiés depuis les camps au Liban, en Jordanie ou en Turquie. Ils sont pris en charge dès leur arrivée à l’aéroport international Lester B. Pearson.

Pour les prestataires de services sur place, «il ne suffira pas de pouvoir s’adresser en français aux réfugiés syriens qui ont besoin d’être servis en français, mais de leur offrir une information et une orientation compétentes du point de vue de l’établissement et de l’intégration en Ontario français (réseaux, services, ressources, etc.).»

Dans tout le pays

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario a été mandatée pour alerter les ministères impliqués, un effort auquel se joignent les autres membres de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada dans les autres provinces.

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«Nous saluons les efforts impressionnants des gouvernements et des organismes communautaires pour relever ce défi et accueillir ces réfugiés avec dignité», a déclaré la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

«Dans la francophonie canadienne», précise-t-elle, «les 13 Réseaux en immigration francophone (RIF) travaillent de concert avec leurs partenaires gouvernementaux et communautaires, pour organiser et coordonner l’arrivée des réfugiés et, dans notre cas en particulier, leur permettre d’être accueillis et servis en français.»

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