Capturer la vision du monde au festival CONTACT

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Le plus grand festival de photographie du monde se déroule à Toronto pendant tout le mois de mai sur le thème Field of Vision.

Plus de 1000 artistes sont exposés partout en ville dans le cadre de la 17e édition du festival Contact Scotiabank, ce qui représente un peu moins de 200 expositions.

Les francophones participent aussi à la fête avec la présence d’artistes et d’organismes culturels, dont Le Labo d’art et l’Alliance française de Toronto, qui présentent respectivement des expositions de Gabriela Casineanu et des étudiants de l’Université Ryerson.

L’avantage d’un festival qui dure longtemps, et qui propose des expositions aux quatre coins de la ville, c’est qu’on peut y aller à son rythme, un peu chaque soir, chaque semaine ou toute une fin de semaine.

Certaines sont gratuites, d’autres payantes. Tout le monde peut s’y retrouver, sachant que dans la photo, on peut apprécier les œuvres sans forcément être spécialiste de la question. Les seules photos monochrome noir sont des photos ratées!

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Darcy Killeen, directeur exécutif du festival souhaite que «Contact transforme Toronto et puisse attirer les visiteurs du monde entier ainsi que les photographes du monde entier afin de stimuler l’excitation à propos de cette ville».

10 expositions majeures

La liste des expositions et les établissements qui les hébergent pourraient faire pâlir certains.

Les dix expositions principales se situent à l’AGO, au ROM au TIFF Bell LightBox, à l’Université de Toronto, à Ryerson et bien sûr au Musée de l’art contemporain canadien, qui accueillait mercredi dernier le lancement du festival avec l’exposition Collected Shadows, qui retrace plus ou moins «toute l’histoire de la photographie», selon David Liss, directeur du MOCCA.

Plusieurs grands artistes de renommée internationale étaient présents au lancement du festival, dont Erik Kassels, Sebastiao Salgado et Andrew Wright.

Marcher dans les photos

Erik Kassels se passionne pour le changement de comportement dans le monde de la photo avec l’avènement des artistes amateurs, qui se trompent, ratent leurs clichés, mais racontent tout de même une histoire.

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«Depuis quinze ans, je m’intéresse aux photographies libres de droit. Dans notre monde de perfection, j’aime le sens de l’imperfection. Ce sont souvent des clichés très beaux faits d’erreurs», dit-il.

Pour le projet 24h de photos, il a téléchargé frénétiquement toutes les photos ajoutées sur le site Flickr – un total de quasiment un million – et les a imprimé pour créer une installation géniale (près de 350 000 clichés qui peuvent remplir trois pièces) où le spectateur se promène dans un champ de photos et peut en ramasser pour les regarder.

Imperfections désirables

«Ce sont des images très personnelles, mais je voulais montrer comment on consomme les images aujourd’hui. On ne les regarde même plus, on les avale. Ces photos ont un rôle dans la société, on vit dans un monde où on voit plus de photos en un jour que quelqu’un en voyait dans une vie il y a un siècle.»

«On est dans un monde de perfection, où on peut prendre une bonne photo avec son téléphone cellulaire, mais on utilise des logiciels pour altérer leur qualité. J’aime les imperfections des photos, car on vit dans un monde où tout est parfait. Moi je regarde les erreurs et les histoires derrière ces photos.»

«Une fois je suis tombé sur une série de photos où une famille a essayé pendant des années de prendre leur chien noir en photo et toutes les photos montraient une grosse forme noirâtre. Mais ils continuaient. J’aime ces histoires!», explique-t-il.

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Ancien et moderne

Andrew Wright, de son côté, a cherché à utiliser le meilleur des nouvelles et des anciennes techniques de photographie dont le résultat s’intitule Penumbra, en présentation au centre des arts de l’Université de Toronto.

Dans des chambres noires ou avec son iPhone, Andrew explore les possibilités des sujets semi-éclairés ou semi-flous créant une ambiguïté qui questionne notre compréhension de la photo.

La genèse du mondeLe dernier artiste présent au lancement de Contact n’est nul autre que Sebastiao Salgado qui présente au ROM le projet Genesis. Il a parcouru la planète à la recherche de paysages et de sujets vivants qui reflètent la genèse du monde.

Sebastiao Salgado a visité 32 pays pour photographier la nature et les harmonies qu’elle procure. Le photojournalisme poussé à l’extrême diront certains.

Attiré depuis longtemps par les causes sociales, il a passé sa vie à capturer en photo les travailleurs, les immigrants les grévistes, etc. avant de se tourner vers la nature et la protection de l’environnement. «Je voulais photographier ce qui est immaculé sur notre planète», a-t-il dit.

Toutes les expositions et les lieux d’expo sont disponibles sur le site scotiabankcontactphoto.com.

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