BQT: Nicole Lemieux arrive au meilleur moment

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L’Ontario et le Québec ne se sont jamais si bien entendus.

Les conseils des ministres des deux provinces voisines, qui sont aussi les deux plus grosses du pays, se rencontrent désormais deux fois par année.

Avec l’annonce de sa future participation au marché du carbone Québec-Californie, la première ministre Kathleen Wynne a été la vedette du récent sommet des provinces à Québec sur les changements climatiques.

Quelques jours plus tard, c’est au premier ministre Philippe Couillard qu’on accordait l’honneur de s’adresser aux membres de l’Assemblée législative de l’Ontario. Il y a proclamé l’avènement d’un nouveau fédéralisme coopératif… auquel il ne manquerait plus qu’un peu de bonne volonté à Ottawa.

Nicole Lemieux, la nouvelle chef de poste du Bureau du Québec à Toronto, arrive donc à un moment propice, confirme-t-elle en entrevue à L’Express, dans les nouveaux locaux du BQT au 400 rue University.

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La haute fonctionnaire – elle était récemment sous-ministre adjointe à l’Éducation – connaissait déjà la ville reine où elle est venue plus souvent ces dernières années. «Je dois maintenant élargir mon réseau de contacts, tant informels que professionnels, dans les milieux d’affaires et gouvernementaux, mais aussi dans la communauté franco-ontarienne», dit-elle.

Le BQT est en effet une «ambassade» dans la juridiction qui représente le principal partenaire économique du Québec et, s’il faut se fier à l’actualité, son principal partenaire politique au pays. Il favorise aussi la diffusion d’artistes québécois en Ontario et appuie certaines activités et institutions culturelles francophones d’ici.

«Nous somme très sollicités», explique Mme Lemieux, dont la mission relève du ministère des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne (Jean-Marc Fournier).

Les relations économiques entre le Québec et l’Ontario représentent le plus gros dossier du BQT, mais pas nécessairement le plus visible. Le BQT a un conseiller économique (Francis Gagnon) et un conseiller politique (Daniel Bonin) mais plus de conseiller culturel.

Cette année encore, faute de temps, on organisera une réception à Toronto le 16 juin en vue de la «Fête nationale» (la St-Jean) mais pas une de ces «Soirées Québec» grandioses avec spectacle et foire commerciale qui ont attiré jusqu’à 2000 personnes. «L’an prochain, cependant, on fera sans doute quelque chose de plus gros», espère-t-elle.

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La visite de Philippe Couillard était en quelque sorte un baptême du feu pour la nouvelle représentante du Québec à Toronto, nommée à la fin mars et qui remplace Vicky Trépanier, partie en octobre dernier.

«C’était un moment historique, certainement, que cette visite de M. Couillard», dit-elle, «qui a aussi permis de resserer les liens entre le Québec et la francophonie ontarienne en cette année du 400e anniversaire de la présence française en Ontario.»

«Nous avons vraiment à coeur l’avenir de la francophonie canadienne», ajoute-t-elle. C’est l’un des grands axes de l’action du Bureau du Québec à Toronto, avec l’analyse de la situation politique, le développement économique, les nombreux échanges scolaires et universitaires entre les deux provinces, et de plus en plus la filière environnementale/climatique.

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