André Marin va twitter en français plus souvent

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L’ombudsman de l’Ontario, André Marin, vient de lancer un compte Twitter en français. Le protecteur du citoyen contre les abus de l’administration provinciale en a fait l’annonce au Club canadien de Toronto mardi dernier.

«Nous avons déjà 30 000 suiveurs sur notre compte actuel, où je twitte dans les deux langues», a précisé M. Marin. «Mais ce nouveau compte sera complètement consacré à nos suiveurs francophones.»

Le modèle de l’Ombudsman (une invention suédoise) a évolué en Ontario depuis 1975 (40 ans!) «au point de devenir un moyen très efficace de résoudre des problèmes systémiques de mauvaise administration gouvernementale», a-t-il rappelé. «Pourtant, il a encore des détracteurs.» Le gouvernement fédéral n’a d’ailleurs pas jugé bon de créer une telle fonction.

André Marin, un ancien procureur qui a aussi dirigé l’Unité des enquêtes spéciales (UES) de l’Ontario et géré le bureau de plaintes des Forces armées canadiennes surveille plus de 500 organismes du gouvernement de l’Ontario et traite annuellement environ 27 000 cas d’abus réels ou perçus comme tels.

Il peut enquêter «sur tout ce qui peut me paraître contraire à la loi, déraisonnable, injuste, abusif, discriminatoire – ou tout simplement erroné».

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Par exemple, il a notamment enquêté sur la vague d’arrestations de manifestants lors du sommet du G20 à Toronto en 2010, «l’une des plus grandes violations des droits civils dans toute l’histoire contemporaine du Canada», selon lui.

«Sans en aviser le public, le gouvernement de l’Ontario avait adopté une nouvelle loi, autorisant la police à exercer des pouvoirs que certains attribueraient à un État policier», rappelle-t-il.

Il est cependant plus souvent confronté à la «règlementite», une obéissance aveugle des fonctionnaires à la lettre de la loi, au mépris du gros bon sens ou de l’efficacité.

Même si son bureau peut obliger des gens à témoigner sous serment et exiger la production de documents, et que ne pas coopérer à ses enquêtes constitue une infraction, M. Marin ne peut ultimement que formuler des recommandations.

«Mon plus grand pouvoir, c’est la persuasion morale.» Et il serait très persuasif puisque «depuis 2005, presque toutes mes recommandations ont été appliquées».

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Cependant, une loi votée en décembre dernier, mais qui n’a pas encore reçu la sanction royale, va étendre son champ d’action aux municipalités, les universités, les conseils scolaires et les hôpitaux.

André Marin recevait déjà 1000 plaintes par année contre des municipalités, sans pouvoir y donner suite. Il anticipe donc une forte surcharge de travail de ce côté.

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