Une nouvelle école d’affaires publiques à Glendon

Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 04/07/2006 par Marta Dolecki

Le Collège Glendon de l’Université York s’apprête à poser une nouvelle pierre à son édifice. Le projet concernant la création d’une école d’affaires publiques entre dans sa phase finale. Son existence viendra étoffer la gamme de programmes et formations offertes par une institution torontoise qui a fait du bilinguisme sa marque de distinction.

«Quand le Collège Glendon a été créé dans les années 60, nous voulions offrir aux étudiants de premier cycle une formation générale en arts libéraux, explique son principal, Kenneth McRoberts. Aujourd’hui, le besoin d’implémenter un programme d’études plus avancé se fait davantage sentir. Le projet s’inscrit aussi dans la droite lignée du mandat de Glendon qui est de former de futurs leaders bilingues.»

L’Université Laval au Québec et l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick possèdent respectivement des maîtrises en administration publique et en analyse des politiques. Cependant, aucune université canadienne n’offre à ce jour un programme de maîtrise en affaires publiques. Seules des universités américaines, Princeton en tête, proposent aux étudiants ce genre de formation.

À Toronto, l’objectif de l’école affiliée au campus Glendon consiste à former les étudiants aux métiers de la fonction publique, avec des débouchés possibles sur des carrières en journalisme ou dans l’appareil fédéral.

Le programme s’étend sur deux ans. Une première classe pilote accueillera une vingtaine d’étudiants, après quoi les effectifs pourront être augmentés si la demande le justifie. M. McRoberts précise que les cours se dérouleront au Manoir du

Publicité

L’école ouvrira ses portes seulement quand les fonds nécessaires auront été amassés. Kenneth McRoberts ne peut pas encore avancer de date précise, mais croit que le programme devrait voir le jour dans les deux prochaines années. «C’est une première au Canada», lance néanmoins le principal de Glendon qui ajoute que les francophones pourront bénéficier de nouvelles opportunités de carrière au sein d’entreprises du secteur public basées dans la région du Grand Toronto.

Le programme offrira des cours de tronc commun en administration publique, en science politique, en sociologie et en analyse des politiques. Les étudiants en deuxième années pourront se spécialiser dans des disciplines analysant les mécanismes de gouvernance au Canada ou encore des cours permettant de mieux comprendre le fonctionnement des organisations canadiennes dans un contexte international. Ce dernier volet est particulièrement important aux yeux de Kenneth McRoberts.

«Nous pensions à des cours qui viendraient insérer l’analyse des processus de gouvernance dans un contexte plus large, souligne le principal de Glendon. Nous voulions présenter le rôle du Canada dans un contexte international, étudier l’impact d’organismes intergouvernementaux tels l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans la formation des politiques canadiennes.»

À l’heure où l’on parle de bilinguisme de façade et d’employés unilingues qui se retrouvent à occuper des postes désignés bilingues, la nouvelle école aura pour mandat d’aider les étudiants à d’acquérir une excellente maîtrise des deux langues officielles. L’entrée dans le programme présuppose d’ailleurs une connaissance fonctionnelle de l’anglais et du français. Des accords d’échange signés avec les universités Laval au Québec et Victoria en Colombie-Britannique devraient permettre aux élèves de développer des acquis solides dans les deux langues.

L’école inclut également une formation pour les employés de la fonction publique arrivés en milieu de carrière et qui souhaitent parfaire leurs connaissances ainsi qu’un futur Centre de recherche sur les Institutions publiques et la société civile.

Publicité

Le Conseil de la faculté de Glendon a approuvé la création de la nouvelle école d’affaires publiques bilingue en août 2003. Présentement, M. McRoberts et les autres chargés de projet finalisent la composition de comité consultatif qui encadrera le programme. En parallèle, ils apportent leur touche finale aux grandes lignes du projet de maîtrise.

La création de l’École d’affaires publiques de Glendon s’inscrit dans le cadre d’une série d’aménagements entrepris à la fin des années 1990 dans les départements d’économie, de commerce et d’instrumentation scientifique du Collège Glendon.

Auteur

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur