Une styliste française de Toronto fabrique des masques sanitaires

Catherine Sequalino-Poitier les a offerts aux hôpitaux Michael Garron et Sick Kids

Catherine Sequalino-Poitier
Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 22/04/2020 par Gabrielle Beaupré

Par élan de solidarité dans la crise sanitaire, Catherine Sequalino-Poitier, propriétaire et styliste à la boutique CSP Arts Embroidery, a fabriqué bénévolement des masques sanitaires lessivables dans son atelier.

Elle a offert 100 masques à l’hôpital Michael Garron (le nouveau nom de l’hôpital Toronto East, rue Coxwell), dans le cadre de leur défi de fabrication de 1000 masques par semaine, et 122 masques aux employées de l’Hôpital pour enfants de Toronto, Sick Kids.

Quelques échantillons de masques fabriqués par Catherine Sequalino-Poitier.

CSP Arts Embroidery

Catherine Sequalino-Poitier est originaire de la France et a une vingtaine d’années d’expérience dans la haute couture en tant que styliste spécialisée en broderie auprès de grands couturiers, notamment Jean-Paul Gaultier, François Lesage et Safrane Cortambert.

Dès son arrivée à Toronto en 2013, elle a créé son entreprise, le studio de création CSP Arts Embroidery. La styliste fabrique avec de la broderie, des accessoires de mariages et d’événements spéciaux haute couture, et prête également main-forte à des stylistes canadiens.

L’hôpital Michael Garron

Au début avril, sur Linkedln, Catherine Sequalino-Poitier a été interpellée par la publication de l’hôpital Michael Garron concernant son défi #Mgh1000 marks per week. L’hôpital fait appel à tous les stylistes de l’Est de Toronto pour fabriquer collectivement 1000 masques par semaine.

Publicité

La recherche de tissus

Pendant la première semaine d’avril, Catherine Sequalino-Poitier s’est équipée en tissus. «Mon voisinage et mes amis m’ont commandé du tissu ou m’ont donné des sous pour en acheter dans une boutique locale se situant proche de chez moi», indique-t-elle en soulignant la générosité de ses proches. Elle a également pris tous les tissus en coton qu’elle avait dans son atelier.

«Par la suite, j’ai mis en place une organisation pour que la réalisation des masques soit simple, rapide et efficace, et j’ai également créé les patronages.»

Les masques

La production de masques s’est déroulée pendant la deuxième et la troisième semaine d’avril. «En 10 jours, j’ai fabriqué une centaine de masques, et la réalisation d’un seul masque me prend entre 15 et 20 minutes», mentionne-t-elle.

Pour la fabrication des masques sanitaires, elle a suivi une liste de critère précis donnée par l’hôpital Michael Garron tout en apportant sa touche personnelle. En effet, elle indique avoir choisi pour le tissu extérieur de ses masques des couleurs éclatantes afin qu’ils soient jolis et agréables à porter.

Des masques artisanaux de couleurs éclatantes.

Également, lors de la conception, elle a inséré une poche interne dans les masques permettant de glisser soit des filtres à café ou des échantillons de papier essuie-tout afin de mettre une barrière pour empêcher le passage du virus dans la bouche et le nez.

Publicité

«Puisqu’ils sont fabriqués en cotons fins, les masques sont respirables et sont valables pour une durée de 4h.»

De plus, avec l’aide d’une amie traductrice, elle a conçu un guide en anglais expliquant les techniques d’utilisation de ses masques.

La Maison

Pendant la réalisation de ses masques, Catherine Sequalino-Poitier a été approchée par le centre d’hébergement pour femmes francophones La Maison pour assister ses résidantes, leurs enfants et les intervenantes à réaliser leurs propres masques sanitaires.

Elle les aide entre autres à trouver des tissus pour la conception de leurs masques et pour expliquer le processus de fabrication. Elle leur a rédigé une fiche technique tout en leur faisant parvenir du matériel de couture.

«J’arrive à la fin de ma production de masques, puisqu’il ne me reste plus beaucoup de tissus. Alors c’est le moment d’aider les autres à réaliser des masques simples et rapides.» Elle espère que son initiative donne envie à d’autres personnes de réaliser des masques pour d’autres organismes et/ou hôpitaux.

Catherine Sequalino-Poitier portant l’un de ses masques.

Auteur

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur