700 000 kilos de fruits dans nos arbres

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Les arbres qui ornent nos jardins privés et nos parcs publics contiennent des centaines de milliers de kilos de pommes, poires, prunes et autres cerises et abricots, en plus des baies et des noix, qui font de cette forêt urbaine un garde-manger sous-estimé par les citadins.

C’est ce que font valoir des organismes comme Leaf et Not Far From The Tree, qui organisent périodiquement des visites guidées des arbres «comestibles» de la ville.

Même l’écorce, les feuilles et les fleurs de plusieurs de nos arbres peuvent servir à produire des infusions, ce qui demande tout de même un certain savoir-faire, indique Janet McKay, la directrice de Leaf. Quant aux bourgeons de conifères, on peut en faire mariner et en manger comme des cornichons.

La canopée de Toronto

Cet organisme à but non lucratif fait la promotion de notre forêt urbaine et offre des services de consultation aux groupes et individus intéressés à planter et à s’occuper des arbres.

«Toronto est une ville passablement verte, comparée à d’autres», reconnaît Mme McKay. «Mais notre objectif est de faire passer la couverture d’arbres à 40% du territoire», c’est-à-dire à la doubler par rapport à la couverture actuelle.

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C’est aussi l’objectif officiel de la Ville de Toronto (www.toronto.ca/trees), dont le site web précise que la couverture actuelle est assurée par 10.2 millions d’arbres, ce qui justifierait son slogan «une ville dans un parc».

Ces temps-ci, Leaf participe aux efforts d’éradication de l’agrile du frêne, un insecte qui menace de détruire un grand nombre d’arbres dans tout le sud de l’Ontario.

Récolte urbaine

Il est certain que très peu de fruits de nos arbres se retrouvent dans nos estomacs, selon Mme McKay. La plupart sont mangés par les oiseaux, écureuils et autres animaux.

C’est Not Far From The Tree qui s’est donné comme mission d’aider les particuliers à récolter les fruits de leurs arbres.

«Le propriétaire conserve un tiers des fruits cueillis dans ses arbres, les bénévoles qui travaillent à la récolte un second tier, et le dernier tier est donné à une banque alimentaire du quartier», explique Becky Thomas, spécialiste de l’implication communautaire à NFFTT.

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Environ 1000 propriétaires résidentiels d’une quinzaine de quartiers de Toronto participent au programme, indique Mme Thomas, qui souligne que tout est transporté au moyen de vélos-cargo: «pas de véhicules à moteur pour nous».

La Ville de Toronto ne récolte pas les fruits dans ses parcs, selon Mme Thomas. Le directeur de la Forêt urbaine de Toronto (c’est le titre de ce haut fonctionnaire: Director, Urban Forestry) n’a pas retourné nos appels visant à confirmer cette information, mais le site web de la Ville n’en fait aucune mention.

Pawpaws

Les pommes et les poires sont les fruits récoltés en plus grande quantité à Toronto, confirme Mme Thomas, suivis des cerises, abricots, prunes et raisins.

On trouve aussi des «pawpaws», sorte de papaye ou de mangue native de la province.

Les arbres de Toronto contiendraient selon elle plus de 1,5 million de livres de fruits comestibles.

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On trouve déjà quelques vergers communautaires à Toronto: même principe que pour les potagers communautaires, mais avec des arbres fruitiers.

Créé par des gens qui admiraient le verger du Musée Spadina, Nor Far From The Tree organise notamment le 15 septembre, dans un parc près du Casa Loma, une dégustation de cidre à base de pommes torontoises.

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