Le plus réputé des écrivains marocains

Abdellah Taïa, Celui qui est digne d’être aimé, roman, Paris, Éditions du Seuil, 2017, 144 pages, 29,95 $.

Abdellah Taïa, Celui qui est digne d’être aimé, roman, Paris, Éditions du Seuil, 2017, 144 pages, 29,95 $.


29 mai 2017 à 12h08

Libération parle d’un «paria gagné», Jeune Afrique souligne «une écriture uppercut qui n’épargne personne», Le Devoir lui donne quatre étoiles, La Presse parle d’«une plume puissante et poignante». Il s’agit du roman Celui qui est digne d’être aimé, d’Abdellah Taïa.

Cet écrivain né au Maroc vit à Paris depuis vingt ans et fait couler beaucoup d’encre. Son engagement pour la défense des homosexuels dans les pays musulmans fait de lui le plus réputé des écrivains marocains de sa génération.

Inspiré par sa structure des célèbres Lettres portugaises (XVIIe siècle), ce roman épistolaire met en scène Ahmed, Marocain homosexuel d’une quarantaine d’années, qui règle ses comptes avec sa mère et un amant parisien qui lui a volé sa langue, sa culture, son identité.

À la mort de sa mère, Ahmed lui écrit une très longue lettre où il la décrit comme un «être impitoyable» doté d’un cœur sec, fermé et dictateur. Chose surprenante, il reconnaît être exactement comme elle.

Une lettre de Vincent montre comment Ahmed «maîtrise l’art de la mise en scène, de la manipulation et de la tromperie». En revanche, la violente lettre adressée à son «sugar daddy» parisien illustre comment Ahmed a été manipulé et trompé pendant plus de vingt ans.

Le titre du livre provient de la quatrième et dernière lettre. Un ami d’enfance, Lahhib, rédige son adieu à Ahmed. Or, le nom Lahhib signifie «celui qui est digne d’être aimé». Les deux enfants s’étaient rapidement découverts semblables et s’étaient véritablement aimés.

Hautement autobiographique, ce roman d’Abdellah Taïa pourrait être qualifié d’essai sociopolitique en raison de sa charge contre la société marocaine traditionnelle et contre le colonialisme français.

Clément Courteau et Louis-Thomas Leguerrier, Tenir parole, roman, Montréal, Anika Parance Éditeur, 2017, 232 pages, 22,95 $.
Clément Courteau et Louis-Thomas Leguerrier, Tenir parole, roman, Montréal, Anika Parance Éditeur, 2017, 232 pages, 22,95 $.

Tenir parole

Au Québec, l’augmentation des frais de scolarité universitaires pour la période de 2012 à 2017 a donné lieu à des grèves et manifestations aussi bruyantes que décisives. Clément Courteau et Louis-Thomas Leguerrier ont écrit le roman Tenir parole qui s’inspire directement de ces événements.

Les auteurs précisent, dès la première page, que «tous les personnages, les événements, les actions, les noms utilisés sont fictifs, même s’ils semblent à première vue similaires ou s’ils remémorent par réflexe de vrais noms, faits ou lieux».

Ça ne marche pas. Dans un même paragraphe, à la page 30, il est fait mention de l’Université de Montréal, de l’UQAM, de la CLASSE, de la FECQ et de la FEUQ. Difficile d’imaginer que l’UQAM est fictive!

Le personnage principal est Gabriel ou GND. Mais il ne faut pas croire qu’il s’agit de Gabriel Nadeau-Dubois. Pas sérieux! Ce roman est raté dès le premier chapitre.

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