Un tour du chapeau pour le Théâtre Étienne-Brûlé

Jeune femme cherche homme désespérément: une seule représentation grand public le 28 avril

Le Théâtre Étienne-Brûlé monte la comédie «Jeune femme cherche homme désespérément»: deux filles et cinq gars sur scène. (Photo: Estreya Cohen)

Le Théâtre Étienne-Brûlé monte la comédie «Jeune femme cherche homme désespérément»: deux filles et cinq gars sur scène. (Photo: Estreya Cohen)


18 avril 2017 à 0h05

Pour sa 26e production en 22 ans, le Théâtre Étienne-Brûlé, de l’école secondaire franco-torontoise du même nom, monte ce mois-ci la comédie québécoise Jeune femme cherche homme désespérément, qu’il présentera surtout devant des groupes scolaires (2500 élèves ont déjà acheté leurs billets) et un soir, celui du vendredi 28 avril, devant le grand public.

Cette troupe de sept comédiens «futurs professionnels» est réunie par le prof de théâtre des 11e et 12e, Luc Bernier, son fondateur et metteur en scène sans interruption depuis ces 22 ans. «Dans le passé», explique-t-il, «je choisissais la pièce avant la rentrée de septembre et je la montais avec la classe que j’avais. Depuis quelques années, j’attends de voir combien de gars et de filles suivent mon cours avant de choisir une pièce adaptée au groupe.»

On verra donc deux filles et cinq gars sur scène dans Jeune femme cherche homme désespérément, une pièce à neuf personnages.

L'enseignant Luc Bernier, directeur du Théâtre Étienne-Brûlé.
L’enseignant Luc Bernier

La troupe d’Étienne-Brûlé est enrichie par plusieurs étudiants techniciens issus d’autres classes de l’école, et appuyée par trois professionnels: la prof d’arts visuels Julie-Nadia Rancourt, l’entrepreneur en construction Charles Sanders pour les décors, et l’éclairagiste Micheal Brunet.

Le Théâtre français de Toronto a régulièrement recours aux services de Micheal Brunet, et les jeunes d’Étienne-Brûlé ont prévu une sortie au TfT prochainement, «pour le voir dans son élément et apprécier le résultat de son travail», fait valoir Luc Bernier en entrevue à L’Express.

L’une de ses actrices a d’ailleurs aussi déjà profité d’une expérience en régie avec le Théâtre La Tangente lors de la présentation d’AmericanDream.ca à Glendon en 2015.

C’est donc toujours un spectacle de qualité «quasi professionnelle» que présente chaque printemps le Théâtre Étienne-Brûlé. Les écoles françaises et d’immersion du Grand Toronto répondent à l’invitation en nombre croissant, souvent très rapidement. Son budget de 14 000 $ est entièrement financé par la vente des billets.

C’est la troisième fois que Luc Bernier choisit cette pièce de Carole Tremblay, l’histoire d’une femme à la recherche de l’amour qui reçoit les hommes qui ont répondu à sa petite annonce dans le journal. Évolution des médias oblige, c’est maintenant à ses annonces en ligne que réagissent les candidats. «Dans une autre scène», raconte Luc Bernier, «on devait arracher un téléphone du mur: c’est maintenant un portable qu’on jette à l’eau».

«Mais les problématiques soulevées par Jeune femme cherche homme désespérément, elles, n’ont pas changé tant que ça», indique l’enseignant. «Nos jeunes comprennent déjà les quiproquos et les dangers associés aux rencontres en ligne.»

Écrite en 1997, la pièce fête donc son 20e anniversaire en 2017. Elle tourne régulièrement dans les théâtres d’été. Luc Bernier l’a d’ailleurs revue à Dorion l’an dernier.

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