La Mésopotamie en vedette

L'histoire commence en Mésopotamie, Éditions Snoeck, 2015, relié, 23 x 29 cm, 500 illustrations, 400 p. 
L'histoire commence en Mésopotamie, Dossier d'Archéologie N° 378 - Novembre/Décembre 2016, éditions Faton, 80 p. 
La Mésopotamie au Louvre, de Sumer à Babylone, Coédition musée du Louvre - Louvre éditions / Somogy éditions d'Art, 2015, relié, 24,6 x 28 cm, 250 illustrations, 184 p.

L'histoire commence en Mésopotamie, Éditions Snoeck, 2015, relié, 23 x 29 cm, 500 illustrations, 400 p. L'histoire commence en Mésopotamie, Dossier d'Archéologie N° 378 - Novembre/Décembre 2016, éditions Faton, 80 p. La Mésopotamie au Louvre, de Sumer à Babylone, Coédition musée du Louvre - Louvre éditions / Somogy éditions d'Art, 2015, relié, 24,6 x 28 cm, 250 illustrations, 184 p.


22 mai 2017 à 12h03

Les lecteurs de L’Express savent que «la Mésopotamie est toujours parmi nous», pour reprendre un titre de 2011. Et voici que cette ancienne contrée tient encore la vedette par des publications d’un grand intérêt, pour ne pas dire d’une grande actualité.

La Mésopotamie désigne cette région du Moyen-Orient qui recouvre principalement l’Irak actuel et une partie de la Syrie. Ce nom vient du grec ancien et signifie le pays «qui se trouve entre deux fleuves»: entre le Tigre (1 900 km), qui passe à Mossoul, et l’Euphrate (2 780 km), qui viennent de Turquie et se rejoignent pour se jeter dans le golfe Persique.

Le début de l’Histoire

Plusieurs civilisations se sont succédé dans cette région au fil du temps, l’occupant partiellement ou totalement: les Sumériens (3 300 avant notre ère), les Akkadiens (fondateurs du premier empire mésopotamien, vers 2400), les Babyloniens, les Hittites, les Kassites, les Chaldéens, les Assyriens, les Mèdes, les Perses et avec eux le dernier empire mésopotamien, détruit par Alexandre le Grand en 331.

Au cours de cette longue période, ces civilisations ont évolué en laissant leur marque dans l’histoire, sous diverses formes: ruines, légendes, écrits, données mathématiques ou astronomiques, dont il subsiste encore des éléments dans notre culture et dans ses racines.

L’historien étatsunien Samuel Noah Kramer avait publié en 1957 un livre dont le titre est devenu une formule célèbre, L’Histoire commence à Sumer.

Ce titre a été repris par les éditions Snnoeck sous la forme L’histoire commence en Mésopotamie, car ce pays «est le berceau de l’économie moderne et de l’écriture avec laquelle commence l’histoire». Une exposition du même nom a eu lieu au Musée du Louvre au début de l’année.

Économie pionnière

Les articles diversifiés abordent tous les sujets nécessaires pour comprendre l’importance historique de la Mésopotamie dans les sociétés occidentales.

L’Histoire commence en Mésopotamie ouvre les thèmes du livre, que suivent Les découvertes de la Mésopotamie et La Mésopotamie vue par les modernes. L’économie mésopotamienne fait l’objet d’une étude très poussée quoi nous fait découvrir «une économie pionnière».

«Ô Sumer, grand pays entre les pays de l’Univers… Toujours plein de lumière constante, que tes étables soient nombreuses, que tes vaches se multiplient, que tes bergeries soient nombreuses, que tes moutons se comptent par myriades…» (extraits d’une tablette p. 55)

Et les articles qui suivent traitent de sujets comme: Un monde religieux; Premières villes; Villes de Mésopotamie, d’Uruk à Babylone; L’architecture en argile en Mésopotamie; Première écriture; L’écriture cunéiforme et la tradition des scribes; Premiers rois, premières dynasties; Lorsque la royauté est descendue du ciel; Premiers empires; Guerres et paix; La Mésopotamie vue de l’extérieur; Voyage imaginaire de la Mésopotamie à l’Irak: De la Mésopotamie à l’Irak en quelques images de 1850 à nos jours.

L’écriture cunéiforme

On le voit par les thèmes abordés dans cet ouvrage, c’est bien Le Livre qui permet en quelques pages de saisir toute l’importance historique de la Mésopotamie.

Et toutes ces pages sont illustrées de représentations sur lesquelles on peut voir l’écriture utilisée par les scribes de cette époque, l’écriture cunéiforme à laquelle 45 pages sont consacrées, avec beaucoup d’exemples et d’explications.

Ce sont les Sumériens qui ont inventé la première forme d’écriture, «avec laquelle commence l’histoire». Les scribes en gravaient les signes avec des pointes de roseau sur des tablettes d’argile séchées ensuite au soleil ou cuites au four. La forme de ces lettres ressemblant à des coins (cuneus en latin) a donné le mot cunéiforme.

L’écriture donne lieu à des récits comme l’Épopée de Gilgamesh. Nous avons montré dans notre livre Des héros et leurs épopées que ce texte mésopotamien a servi de modèle pour exalter des héros par une origine hors du commun, même divine, et par une fin glorieuse, comme Gilgamesh, Adam, Noé, Romulus, Moïse, Jésus, Caradoc. L’Histoire et les histoires commencent en Mésopotamie.

Dossier

Les éditions Faton présentent un Dossier d’Archéologie qui, en 80 pages illustrées chacune par plusieurs reproductions, aborde en 15 courts articles le thème de l’exposition du Louvre et porte son titre. À la découverte de la Mésopotamie, Du chatoiement des couleurs disparues, Les dieux et les hommes, La littérature mésopotamienne, L’héritage grec de Babylone sont quelques articles de ce numéro très intéressant.

Art et histoire

Dans un ouvrage de bonne facture, La Mésopotamie au Louvre, de Sumer à Babylone, le Louvre trace une histoire plurimillénaire de la Mésopotamie en six chapitres qui reprennent ou complètent les sujets traités dans les documents précédents. De nombreuses illustrations éclairent les textes.

Avec ces trois publications, l’amateur d’art et d’histoire de l’Antiquité a la possibilité de sélectionner ce qui lui convient. Les bibliothèques publiques, universitaires, privées ont la même possibilité. Si l’histoire commence en Mésopotamie, elle fait ainsi partie de notre histoire, on ne saurait l’oublier.

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