Hervé St-Louis aime l’action américaine rétro

La BD en ligne Johnny Bullet


6 juillet 2015 à 17h22

Des grosses voitures, des enquêtes, du suspense, de l’action… Le tout dans un style rétro rappelant les BD américaines des années 1970. Vous voilà plongés dans l’univers de Johnny Bullet. Ce pilote de dragster, sorti tout droit de l’imagination d’Hervé St-Louis, saura ravir les amateurs de bandes dessinées du temps passé… ainsi que les fans de Steve McQueen.

Une année s’est écoulée depuis le début de ses aventures que des lecteurs suivent assidûment sur internet. L’intrigue démarre dès les premières pages dans lesquelles nous apprenons le meurtre du mécanicien de Johnny Bullet, suite au sabotage d’une Dodge Challenger, au cours du tournage d’un film d’action. Or, le héros était lui-même la cible première de ce crime, ce qui l’entraîne inévitablement à enquêter sur celui-ci.

Son histoire, Hervé St-Louis l’a imaginée en s’inspirant de Steve McQueen. Le personnage fictif et l’homme réel partagent en effet de nombreux points communs. Les voitures, bien sûr, l’époque, mais aussi le cinéma – Johnny Bullet étant cascadeur.

«Au départ, je voulais consacrer une bande dessinée à Steve McQueen. Mais je n’ai jamais réussi à avoir les droits. Johnny Bullet était mon plan B», confie Hervé St-Louis, en entrevue à L’Express.

Le dessinateur, passionné par les années 1970, en partie pour ses grosses automobiles, avoue découvrir sa propre création au fur et à mesure que l’intrigue évolue.

«Lorsque j’ai commencé, je ne connaissais pas vraiment le personnage. La plupart du temps, il faut savoir dès le début de qui il s’agit. Moi, je préfère laisser les héros raconter leur histoire eux-mêmes. Je comprends progressivement qui est le personnage, qu’est-ce qu’il fait et pourquoi.»

Des techniques issues de l’animation

Johnny Bullet est le principal passe-temps d’Hervé St-Louis qui n’envisage pas, pour l’instant, de s’y consacrer professionnellement de manière exclusive.

À l’origine, le dessinateur se destinait plutôt au dessin animé. Ayant suivi une formation au sein de l’ancienne école d’animation ICARI de Montréal, Hervé St-Louis a d’abord travaillé dans le multimédia et a mis en place son propre studio d’animation, Toondoctor, qui est actuellement son site internet principal.

La passion pour la bande dessinée ne l’a toutefois jamais quitté: il a, par la suite, créé un site, ComicBookBin.com, entièrement dédié à celle-ci, dans lequel il publie des critiques et ses dessins. Après avoir travaillé à Calgary, il s’est établi à Toronto, dans la faculté d’information, où il enseigne les nouvelles technologies tout en préparant un doctorat sur les interactions homme-machine… et en travaillant sur Johnny Bullet en fin de semaine.

Pour faire cette bande dessinée, Hervé St-Louis emploie des techniques de production d’animation. Ainsi, Johnny Bullet est réalisé entièrement de manière digitale. L’auteur dessine directement sur l’écran de sa tablette tactile en utilisant le logiciel Adobe Flash.

La création d’Hervé St-Louis se regarde peut-être plus qu’elle ne se lit. Sur certaines planches, les bulles se font rares. Les dessins sont parfois très détaillés. L’ensemble est dépourvu de couleur, le dessinateur ayant privilégié le noir et le blanc, faute de temps, mais aussi par choix: ce style, selon lui, «permet de suggérer, de donner des silhouettes que le public est amené à compléter.»

Une BD bilingue

À l’heure actuelle, aucune publication papier de Johnny Bullet n’est prévue, la bande dessinée se lisant exclusivement en ligne, gratuitement, sur ComicBookBin.com, Hervé St-Louis publiant une page par semaine. Un format qui, pense-t-il, présente de nombreux avantages.

«La bande dessinée en ligne permet d’aller chercher de l’audience plus rapidement. Les lecteurs ont un rapport direct avec le créateur, ils peuvent commenter, donner leurs impressions… Il n’y a pas la barrière de l’éditeur. Quant à moi, je peux revenir en arrière, faire des modifications, des corrections», fait-il savoir.

Et pour avoir un public encore plus large, Hervé St-Louis mise sur une bande dessinée entièrement bilingue. En effet, Johnny Bullet est disponible à la fois en français et en anglais. «Le bilinguisme est pour moi l’essence de cette bande dessinée», explique-t-il.

Grâce à ces deux versions, mises en ligne chacune au même moment, Johnny Bullet a réussi à attirer quelque 1000 lecteurs, pour la plupart anglophones.

«Si je devais publier Johnny Bullet, j’aimerais faire un album tête-bêche. Et j’aimerais aussi l’imprimer en couleur, ce serait un bonus pour ceux qui l’achètent», nous dit Hervé St-Louis.

L’auteur ne compte pas mettre fin aux aventures de son personnage de sitôt. Pour l’instant, il mise sur la bienveillance de ses fans pour soutenir son projet sur Patreon, un site de financement participatif, sur lequel il publie des planches inédites payantes. Mais ce qui compte le plus pour lui, c’est avant tout de s’amuser en imaginant, chaque samedi, les prochaines péripéties de Johnny Bullet.

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