Immigration francophone en Ontario: beaucoup de problèmes à régler pour atteindre 5%

L'AFO réclame une meilleure coordination

Le second panel composé de Valérie Sniadoch, Rajiv Bissessur, Assiatou Diallo, Anait Aleksanian et Francis Garon

Le second panel composé de Valérie Sniadoch, Rajiv Bissessur, Assiatou Diallo, Anait Aleksanian et Francis Garon


28 mars 2017 à 1h46
Comment attirer les francophones en Ontario et comment les faire rester dans la province sur le long terme?
Ce sont les questions soumises aux deux panels de spécialistes le 22 mars au College Boréal, dans le cadre d’une conférence organisée par le Centre francophone de Toronto (CFT). C’est son directeur de la communication Félix Corriveau qui a joué les maîtres de cérémonie.
Les intervenants du premier panel ont rappelé que plus de 50% des francophones vivant à Toronto ne sont pas nés sur le territoire canadien. L’Ontario est donc bien une province attirante.
Le gouvernement souhaite atteindre 5% d’immigrants francophones, mais «sans plan d’action ni soutien du gouvernement fédéral, nous n’aurons aucun résultat», rappelle Mohamed Ghaleb, gestionnaire au commissariat aux services en français de l’Ontario
Selon Raoul Boulakia, avocat en immigration, Queen’s Park ne joue pas un rôle suffisant dans l’immigration. «L’Ontario n’a pas les mêmes pouvoirs que le Québec, qui traite directement les dossiers d’immigration. C’est dommage.»
Après avoir fait venir de nouveaux arrivants francophones, il faut faire en sorte qu’ils restent dans la province. Pour les cinq spécialistes du second panel, les immigrants arrivent au Canada mal informés, ils ne savent pas si leurs diplômes sont reconnus, s’ils peuvent travailler, s’ils doivent reprendre leurs études.
Même au Québec, 30% des nouveaux arrivants repartent faute d’avoir reçu au préalable des renseignements adéquats. C’est pourquoi Valérie Sniadoch, directrice du Réseau de développement économique et d’employabilité, fait valoir son nouveau service «pré-départ» afin de mieux aiguiller les nouveaux arrivants.
Une fois arrivées à Toronto, de nombreuses personnes ignorent l’existence des services francophones et des pôles de la francophonie locale. «Il faut trouver une meilleure façon de les faire connaître en les référençant mieux ou en créant un numéro de téléphone sans frais pour aider les nouveaux arrivants en Ontario à les découvrir», propose Assiatou Diallo, fondatrice de l’entreprise de nettoyage TAAB Cleaning.

Livre blanc

C’est dans l’ère du temps: le lendemain de la conférence au CFT, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario publiait son Livre blanc sur l’immigration francophone en Ontario11 mesures qui tournent autour d’une meilleure coordination entre le gouvernement fédéral, le gouvernement ontarien et la communauté franco-ontarienne.
Ce livre blanc (document servant à aider les gouvernements à rédiger un projet de loi) dresse quatre constats : 
– Il y a une approche gouvernementale dissociée et incohérente en matière d’immigration francophone.
– Il y a un nombre insuffisant d’immigrants francophones attirés et recrutés en Ontario.
– Il y a une trajectoire parsemée d’obstacles et d’iniquités pour les immigrants francophones.
– Il n’existe pas de continuum d’immigration francophone.
Le premier panel composé de Lise Marie Baudry, Dada Gasirabo, Mohamed Ghaleb, Marjie Brown et Raould Boulakia
Le premier panel composé de Lise Marie Baudry, Dada Gasirabo, Mohamed Ghaleb, Marjie Brown et Raould Boulakia

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