Un gala en or pour Oasis

La promotion 2012-2013 du projet Entreprenariat fêtait la fin de la formation offerte par Oasis Centre des femmes.

11 mars 2013 à 21h39

Oasis Centre des femmes organisait vendredi son premier gala «Femmes en Or» pour marquer la Journée internationale de la femme. Le gala avait aussi pour but de clôturer son programme Entreprenariat et de rassembler la communauté.

Dans la salle du Capitol Event Theatre et en présence de la ministre ontarienne de la Condition féminine, Laurel Broten, une centaine de personnes, dont quelques hommes aussi, sont venues célébrer les femmes en or d’Oasis.

Plusieurs femmes actives pour la cause féminine se sont succédées au micro pour présenter des discours à la fois encourageants, mais aussi lucides, lors du gala animé par la présentatrice du Téléjournal Ontario, Odette Gough.

Convictions féministes

Si on s’accorde à dire que les opportunités professionnelles et économiques sont en constante amélioration pour les femmes dans les sociétés occidentales, l’enjeu reste de taille pour la question de la violence, principale préoccupation d’Oasis.

La présidente Josette Rutababisa a prononcé quelques mots pleins d’espoir, mais a également appelé à prendre conscience du chemin qu’il reste à parcourir.

La ministre Broten a quant à elle tenu à exprimer ses félicitations à Oasis et aux femmes qui terminaient le programme Entreprenariat. La juge Claire L’Heureux Dubé a fait de même et a montré son admiration pour cette nouvelle promotion d’entrepreneures.

«Les femmes ont bâti le monde», a déclaré cette fervente défenseure du leadership féminin. «La façon que vous avez choisi est la meilleure pour rendre les femmes indépendantes.»

Rosalind Lockyer est également venu défendre l’entreprenariat féminin en présentant un projet de centre pour femmes entrepreneures dans le nord de la province.

Ghislaine Siroix, de l’AOCVF (Association ontarienne contre la violence faite aux femmes), a rappelé l’importance des services bilingues pour les femmes en difficulté. Enfin, Jeanne Françoise Moue a présenté la maison d’hébergement des femmes francophones qui vient d’ouvrir ses portes.

Toutes ces femmes avec des parcours différents s’entendent sur une même cause: assurer l’égalité homme/femme et améliorer la condition féminine.

Entreprenariat

Les différents discours avaient aussi tous une pensée particulière pour le groupe de femmes qui vient de terminer le programme Entreprenariat. Le gala était d’ailleurs l’occasion d’en apprécier les bons résultats. Porte-parole de la promotion 2012-2013, Ludiwine Clozot a lancé son projet Ecoloodi grâce à ce programme.

Elle a souligné au nom de toutes les participantes l’aide précieuse et l’accompagnement qu’elle a reçus grâce au programme, tout en soulignant la cohésion de groupe et les liens forts qui se sont tissés entre les participantes.

En tout, ce sont plus de 120 femmes qui auront bénéficié de ce programme financé par Condition Féminine Canada. Que ce soit en lançant leur projet, en le mettant entre parenthèses pour des reprises d’étude ou par simple épanouissement personnel à la suite de ce programme, toutes en ont tiré une expérience favorable.

Bénévole de l’année

La soirée fut également l’occasion de remettre le prix de la bénévole de l’année à Ishrat Abid pour l’aide qu’elle apporte au centre.

La soirée était ponctuée d’activités avec, notamment, la poésie de Jude Delsoin et les danseuses égyptiennes de Habeeba.

Que ce soit dans l’art ou les discours, le message était le même: célébrer la cause féminine, se réjouir des acquis, mais également regarder vers l’avenir et prendre conscience des étapes encore qu’il reste à franchir.

Entrevue avec Laurel Broten:
«il reste encore beaucoup à faire»

Laurel Broten, ministre de la Condition féminine dans la nouvelle équipe libérale de Kathleen Wynne, était présente lors du gala Femmes en Or d’Oasis. Elle a accordé un entretien à L’Express afin de parler de la Journée internationale de la femme et des actions du gouvernement de l’Ontario en matière de droit des femmes.

Qu’est ce que représente aujourd’hui la Journée internationale de la femme?

Pour moi la Journée internationale de la femme est une journée où l’on peut célébrer nos acquis et aussi regarder le travail qu’il reste à faire. On a eu des événements toute la journée, mais je voulais être ici ce soir avec Oasis, pour reconnaître le travail important qu’ils font à travers Toronto, mais aussi la province. On a beaucoup accompli ensemble et c’est un partenaire très important.

Est-ce plutôt une journée de célébration des acquis ou plutôt de prise de conscience pour l’avenir?

Je pense que c’est les deux. Il faut reconnaître qu’ici en Ontario on est très fier de ce que l’on a mis en place avec notamment un plan contre l’agression sexuelle et la violence faite aux femmes. Je suis fière du travail que l’on a fait pour assurer que les femmes de l’Ontario puissent avoir un futur économique où elles peuvent gérer leurs familles et leurs enfants.

Alors certes on est fier, mais c’est certain qu’il faut toujours regarder le futur et reconnaître le fait qu’il y a encore de la violence faite aux femmes, et beaucoup de travail reste à faire. C’est également l’occasion pour une société comme en Ontario d’apprendre des autres pays.

Justement qu’est ce que la communauté internationale peut faire pour améliorer la condition féminine dans les pays où elles sont en difficulté?

C’est la première année que j’ai des responsabilités au niveau intergouvernemental et c’est pour moi la possibilité de reconnaître les pas qu’on a faits en Ontario et d’offrir nos programmes.

On a créé des programmes pour les élèves, les jeunes, les femmes au niveau national et je pense que notre pays le Canada et notre province peuvent prendre la responsabilité d’offrir notre expérience à travers le monde.

On le fait dans d’autres domaines, je l’encourage et je vais prendre comme responsabilité de gérer et d’offrir le travail accompli ici.

Quels sont les grands combats qu’ils restent à mener pour l’égalité homme/femme?

On a encore du travail à faire pour assurer un futur sans violence. Le thème des Nations Unies pour cette journée est «Une promesse est une promesse». C’est certain qu’il y a encore des femmes qui vivent une vie difficile et on doit s’assurer que les futures générations puissent avoir un futur sans violence.

Quels sont les projets du gouvernement de l’Ontario pour les femmes?

On vient de lancer pour la première fois un programme de micro-crédit, on a vraiment regardé à travers le monde et on a vu le succès. Aujourd’hui, c’est aussi le 30e anniversaire de la création de la direction générale de la condition féminine de l’Ontario.

Alors c’est une année où l’on va vraiment observer et parler à nos partenaires et prévoir un plan pour les 30 prochaines années.

C’est également une année où l’on va avoir beaucoup de temps pour penser, continuer le travail que l’on fait déjà, mais aussi prévoir le futur.

Que reste-t-il à faire du côté de l’insertion professionnelle des femmes?

Il y a quelques années on a mené une politique contre le harcèlement sexuel. Il y a encore beaucoup à faire notamment pour s’assurer que de plus en plus de femmes accèdent à des positions gouvernementales, à des postes à responsabilités.

Avoir comme premier ministre, Mme Wynne, c’est historique en Ontario donc c’est quelque chose à célébrer, mais on veut encore plus de femmes dans des hautes positions.

Ce soir, Oasis célèbre la fin de son projet Entreprenariat, quel message vous voulez faire passer à ces femmes francophones qui lancent leurs entreprises?

Tout d’abord que l’on est fier d’elles. C’est certain que lancer une entreprise c’est quelque chose où on a besoin d’avoir de l’encouragement. Pour beaucoup d’entre elles, ça va leur permettre d’avoir un futur exceptionnel, c’est donc vraiment une célébration importante ce soir.

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