Trois minutes pour transmettre une passion

Voir l’Ontario à la rencontre des gens d'ici

La journaliste Marie-Ève Dumulong et le caméraman-monteur, Jean-François Benoit. (Photo : Radio-Canada/Francis Ferland)

La journaliste Marie-Ève Dumulong et le caméraman-monteur, Jean-François Benoit. (Photo : Radio-Canada/Francis Ferland)


8 mai 2017 à 10h43

En novembre 2016, deux journalistes de Radio-Canada, Marie-Ève Dumulong et Jean-François Benoit, se sont lancés à la découverte de Franco-Ontariens passionnés en sillonnant le vaste territoire de la province pour produire des capsules d’environ trois minutes réunies dans la nouvelle série Voir l’Ontario.

«Nous voulions présenter une mosaïque de passions et de parcours de vie dans tous les milieux, à travers des rencontres et des portraits», explique Marie-Ève Dumulong en entrevue à L’Express.

À London, une chanteuse lyrique; à Sudbury, une violoncelliste, près de Nippissing, une artiste du graffiti. Mais pas que des artistes: à Hearst, un collectionneur d’antiquités; à Mississauga, un karatéka; à Toronto, un travailleur social, un brasseur artisanal de bière, des hockeyeurs…

Ce projet multiplateforme (web-télé-radio) a été lancé le 17 février dernier et «nous avons eu un énorme succès. Les Francos-Ontariens aiment se voir, s’entendre et se lire!» Une 2e saison du projet sera diffusée à partir du 23 mai.

Voir l’Ontario, «nouvelle» dans son format actuel, existait il y a deux ans sous forme de spots quasi-publicitaires de 30 secondes. Les deux journalistes ont vu dans ces capsules l’idée d’une aventure plus intense, plus longue et plus humaine. Car «comment parler des gens et de ce qui les anime dans la vie, en 30 secondes? Impossible.»

Ce grand schéma présentait plusieurs défis. «La diversité des personnes est telle qu’elle nous entraîne à nous adapter, selon le lieu et sa personnalité», raconte Jean-François Benoit. «Que ce soit au niveau du cadrage ou de la musique, tout est réalisé en fonction de la personne que nous rencontrons, pour refléter un maximum son caractère.»

Autres défis: la diversité des paysages, la diversité des saisons, «en 14 heures de routes d’un point à un autre, il y en a de la diversité!», rit Marie-Ève. Tous ces éléments semblent entrer dans un thème commun: «l’éclectisme».

Suite à un appel sur les réseaux sociaux, entre autres, «nous avons eu de nombreuses réponses. Quand nous avons rencontré les gens, il y avait une réelle envie de partage, ils nous ouvrent des portes, rient avec nous.»

Leur leitmotiv: «Voir l’Ontario à travers des yeux passionnés».

Bien sûr, il était aussi question de faire rayonner la diversité francophone intergénérationnelle, dans un milieu minoritaire.

Entre 500 000 et 600 000 francophones vivent en Ontario, parmi eux, certaines personnes se démarquent. «Ce projet est un projet de proximité, nous avons fait de belles rencontres, nous avons eu des coups de cœur», témoigne Marie-Ève. «Nous souhaitons vraiment rencontrer d’autres francophones et discuter de leur passion, pourquoi pas exporter le projet plus loin, mais il y’a encore tellement à faire en Ontario. Si les gens veulent nous contacter, nous en serions ravis.»

Pour Jean-François, «les représenter, les écouter, c’est aussi montrer qu’il n’y a pas qu’au Québec qu’on parle français».

Dans la nouvelle saison, nous pourrons voir des territoires près de la Baie Géorgienne. Le travail minutieux multiforme est pensé en trois formats: à la télévision au Téléjournal Ontario week-end, à la radio sur les six émissions de la semaine, et sur le web avec les capsules en ligne.

Avec déjà plusieurs milliers de vue, ces portraits de vie à travers tout l’Ontario sont uniques et souvent étonnants. «Individuellement, ils ont tous un particularisme et des valeurs qui méritent d’être entendus», rappelle Marie-Ève.

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