Une sonde ajoute 80 millions d’années à l’univers

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à 09h40 HAE, le 21 mars 2013.

PARIS – Un nouvel examen de la fraction de seconde qui a suivi le Big Bang démontre que l’univers a 80 millions d’années de plus qu’on ne le croyait.

L’explosion qui a propulsé la matière permettant la formation des étoiles et des planètes serait donc survenue il y a 13,81 milliards d’années.

Les recherches sur les fondements même du cosmos — comment il a commencé, de quoi il est composé et dans quelle direction il va — semblent toutefois être sur la bonne voie.

Les données dévoilées jeudi viennent consolider la théorie dite de «l’inflation», qui prétend que l’univers est passé d’un format subatomique à sa taille actuelle en une fraction de seconde — le Big Bang.

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Cette théorie affirme que la portion visible de l’univers était plus petite qu’un atome quand, en une microseconde, elle a explosé, s’est refroidie et s’est répandue rapidement, beaucoup plus rapidement que la vitesse de la lumière.

La sonde spatiale Planck, de l’Agence spatiale européenne, a analysé les émissions rémanentes du Big Bang. Cet examen démontre que l’univers est âgé de 13,81 milliards d’années, soit 80 millions d’années de plus qu’on ne l’estimait.

La sonde a aussi déterminé que l’expansion de l’univers est un peu plus lente qu’on ne le croyait, et qu’il contient un peu moins d’énergie sombre et un peu plus de matière normale. Les scientifiques précisent toutefois qu’il s’agit de changements mineurs.

La sonde de 900 millions $ US a été lancée en 2009. Elle étudie le Big Bang en examinant le rayonnement naturel du cosmos. Elle devrait continuer à transmettre des données pendant encore plusieurs mois, jusqu’à ce qu’elle manque de liquide de refroidissement.

Des astronomes canadiens sont membres de l’équipe internationale qui reçoit et analyse les données de la sonde.

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«Nous connaissons désormais la recette à la base de la formation de notre Univers: ses quantités de matière normale et de matière sombre, sa vitesse d’expansion, les caractéristiques granulaires et comment cette granularité varie selon l’échelle considérée, et comment le rayonnement fossile issu du Big Bang est diffusé», a expliqué le professeur Douglas Scott de l’Université de la Colombie-Britannique.

«Il est étonnant de constater que l’Univers entier pourrait se décrire en fonction de ces six valeurs seulement. Maintenant, Planck chiffre ces valeurs avec une précision beaucoup plus grande.»

Toutefois, ce niveau de précision pousse les astrophysiciens à résoudre de nouvelles énigmes. «Pendant plus de trente ans, j’ai tenté de dévoiler la structure de l’Univers à une période d’expansion accélérée dans son état primordial», ajoute le professeur J. Richard Bond de l’Université de Toronto.

«Planck vient de renforcer considérablement la preuve de l’expansion de l’Univers primitif. Les structures passablement simples que nous voyons sont le résultat de nombreuses théories jadis viables, mais qui tombent aujourd’hui sous le couperet de Planck. Nos cartes montrent des particularités inexpliquées de grande envergure qui stimulent l’imagination des physiciens, lesquels attendaient avec impatience le verdict de Planck sur l’Univers primordial.»

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