Un premier cas du virus H7N9 à Pékin

Partagez
Tweetez
Envoyez

à 09h45 HAE, le 13 avril 2013.

PÉKIN, Chine – Un premier cas de grippe grippe aviaire A(H7N9) a été détecté à Pékin. Une fillette âgée de sept ans a été infectée par le virus qui a fait 11 morts et touché 37 autres personnes jusqu’à présent dans l’est de la Chine, ont affirmé samedi les autorités.

La fillette, dont les parents travaillent dans le commerce de volailles, a été admise à l’hôpital jeudi, souffrant de fièvre, de toux et de céphalées. Le virus H7N9 a été détecté samedi, a indiqué le Bureau de la santé de Pékin.

Ce cas est le premier à être rapporté dans la capitale chinoise. Les personnes infectées étaient auparavant concentrées dans l’est du pays.

Les autorités sanitaires de Shanghai ont annoncé samedi le décès d’un homme âgé de 56 ans, qui était l’époux d’une femme ayant elle aussi été hospitalisée après avoir été infectée par le virus.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Les premières infections ont été rapportées le 31 mars. Des mesures d’urgence ont depuis été annoncées pour empêcher le virus de se propager. Les hôpitaux ont notamment mis sur pied des cliniques à l’intention de tous les patients qui présentent des symptômes grippaux.

Q & R

Q: Qu’est-ce que le virus H7N9 et que connaissons-nous de lui?

R: La souche H7N9 — nom de la combinaison de protéines sur sa surface — a infecté au moins 16 personnes en Chine depuis février, tuant six d’entre elles, selon l’agence Chine nouvelle. Les derniers cas remontent à jeudi, quatre jours après les premières annonces de cas. Les symptômes incluent de la fièvre et des problèmes respiratoires, y compris des pneumonies sévères. Encore beaucoup d’éléments restent inconnus de ce virus, entre autres comment les gens le contractent, mais les scientifiques préviennent qu’il contient des marqueurs génétiques qui pourraient aider à l’infection des humains.

Q: La population devrait-elle être préoccupée par le virus H7N9?

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

R: Présentement, les experts disent qu’il n’y a aucune raison de s’alarmer, mais ils le surveillent de très près. Aucune preuve n’existe comme quoi le virus se propage de personne à personne et aucun cas n’a été rapporté à l’extérieur de la Chine. Des échantillons ont été collectés des personnes infectées et le Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies partage des séquences génétiques avec des scientifiques de l’extérieur. Cela permet aux meilleurs experts en grippe d’étudier le virus, afin de cerner les mutations qui pourraient être dangereuses. Ils soutiennent que la volaille et ses produits sont sécuritaires à être consommés, en autant qu’ils soient bien cuits.

Q: Existe-il un vaccin?

R: Aucun vaccin n’existe. Cependant l’Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires travaillent actuellement à isoler et identifier des virus qui seraient utilisés pour fabriquer de futurs vaccins si nécessaire. Cela prendrait des mois avant de produire une première dose.

Q: Le virus H7N9 de la grippe aviaire est-il si différent du virus H5N1 dont tout le monde se préoccupait dans le passé?

R: Le virus H5N1 est hautement létal chez les oiseaux, le rendant plus facile à identifier dans la volaille. Le virus H5N1 est un virus de l’influenza aviaire et ne s’est pas propagé à d’autres espèces, comme les porcs. La plupart des humains infectés ont été en contact direct avec des oiseaux infectés. Les scientifiques ont porté une attention particulière à ce virus depuis sa première apparition à Hong Kong en 1997. Il a refait surface en 2003 et a, depuis, tué au moins 371 personnes. Soixante pour cent des personnes infectées sont décédées. Les experts ont longtemps eu peur que ce virus prenne une forme qui pourrait se transmettre facilement de personne à personne, ce qui aurait déclenché une pandémie.

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur