Un nouvel incident à la Walkerton reste possible

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Les coupures imposées au cours des 15 dernières années signifient que l’Ontario est vulnérable à une catastrophe comme la tragédie de l’eau contaminée de Walkerton, qui a coûté la vie à sept personnes et en a rendu des milliers d’autres malades en 2000, a prévenu, mardi, le Commissaire à l’environnement Gord Miller.

Le gouvernement a permis aux ministères provinciaux responsables de la protection de l’environnement «de s’atrophier et de se détériorer» au point où ils ne comptent plus suffisamment d’employés qualifiés pour inspecter régulièrement les installations qui rejettent des polluants dans l’eau et dans l’atmosphère, a ajouté M. Miller.

Dans un rapport rendu public mardi, il affirme que le ministère de l’Environnement et celui des Ressources naturelles ne sont même en plus en mesure d’offrir le service le plus élémentaire que des eaux d’égout brutes ou mal traitées ne se retrouvent pas dans l’eau de l’Ontario.

Le ministère de l’Environnement est aussi incapable de répondre à toutes les demandes de permis pour gérer ce que les entreprises peuvent rejeter dans l’environnement, tandis que d’autres firmes utilisent des permis anciens qui ne leur imposent pas les nouvelles normes, a dit M. Miller.

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«Notre trajectoire actuelle fait planer un risque important de détérioration ou d’événements catastrophiques sur nos écosystèmes, notre biodiversité, notre santé et certains secteurs de notre économie», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Si les responsabilités des deux ministères ont augmenté depuis le début des années 1990, leurs budgets ont été réduits par une succession de gouvernements libéraux, conservateurs et néo-démocrates. M. Miller a appelé à une reconstruction complète de ces deux ministères et à une majoration de leurs budgets.

Le temps est venu pour la province de comprendre le lien entre la santé de la population et les inspections environnementales, a-t-il dit.
«Nos salles d’urgence sont emplies d’enfants qui font des crises d’asthme, a lancé M. Miller. Mais la solution n’est pas de construire davantage de salles d’urgence – c’est de donner au ministère de l’Environnement les moyens de nettoyer l’air.»

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