Turkménistan: la chute de cheval du président est censurée

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à 12h02 HAE, 1er mai 2013.

MOSCOU – Voir son président plonger tête première en chutant d’un cheval serait un choc pour n’importe quel pays. Mais au Turkménistan, mené d’une main de fer par Gurbanguli Berdymukhamedov, nombreux sont ceux qui n’ont pas pu voir de telles images.

Il semblerait que le président n’a pas subi de blessures graves lors de sa chute, survenue dimanche dans un hippodrome situé en périphérie de la capitale, Ashgabat. Ce qui n’est pas le cas de l’orgueil de M. Berdymukhamedov, 55 ans, dont le culte de personnalité le dépeint plutôt comme un homme tout-puissant qui ne connaît jamais l’échec.

Si des milliers de personnes ont assisté à la course de chevaux, la télévision d’État a coupé court à la scène en arrêtant la retransmission juste avant la chute disgracieuse du président Berdymukhamedov. Les articles publiés sur l’événement le clament par ailleurs comme le grand vainqueur de la compétition.

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Tous les médias du Turkménistan sont sous l’égide du pouvoir officiel, et les critiques envers le président sont carrément inexistantes.

Selon un groupe d’opposition en exil, les autorités examinaient soigneusement les ordinateurs et appareils intelligents des passagers en partance de l’aéroport d’Ashgabat pour s’assurer qu’aucune image ne circulerait dans le monde de cet épisode gênant.

Le pays, encerclé par la mer Caspienne l’Iran, l’Afghanistan et l’Ouzbékistan, abrite une population de cinq millions de personnes.

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