Syrie: l’armée donne l’assaut de la ville de Homs

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à 09h38 HAE, le 5 juillet 2013.

BEYROUTH – Appuyée par des militants du Hezbollah, l’armée syrienne a soumis vendredi la ville de Homs à certains des pires bombardements depuis le début de la guerre civile, quand l’artillerie et l’armée de l’air ont pilonné les secteurs contrôlés par l’insurrection pour une sixième journée de suite.

À Genève, l’agence onusienne des droits de la personne s’est déclarée extrêmement préoccupée par l’impact humanitaire de l’offensive syrienne contre la troisième ville en importance du pays.

Homs se trouve au coeur du conflit depuis le début. Des centaines de personnes y ont déjà été tuées et des milliers d’autres ont été chassées de chez elles.

Le gouvernement contrôle maintenant la majeure partie de la ville, mais certains quartiers centraux sont toujours entre les mains de l’insurrection. Le quartier de Khaldiyeh serait notamment pilonné de trois côtés par l’armée, les membres du Hezbollah et des miliciens affiliés au gouvernement.

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Un miltant sur place a indiqué par le biais de Skype que cette offensive n’a, malgré tout, que réalisé des progrès modestes en raison de la résistance opposée par les rebelles.

Le bureau de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a indiqué qu’entre 2500 et 4000 civils sont coincés par les combats. Des civils, et notamment des femmes et des enfants, sont touchés par des pénuries d’eau, de nourriture, de médicaments, d’électricité et de carburant.

De son côté, la Coalition syrienne nationale a demandé à l’ONU et aux pays occidentaux d’intervenir pour protéger les civils non seulement à Homs, mais aussi à Daraa, dans le sud du pays.

Par ailleurs, dans une entrevue publiée jeudi par le journal d’État Al-Thawra, le président syrien a affirmé que toutes les manoeuvres des rebelles pour le déloger avaient connu un échec cuisant.

Bachar el-Assad croit que les opposants à son régime sont à court d’options et qu’une intervention de l’extérieur est la seule menace qui subsiste pour son gouvernement, même s’il estime peu probable que la communauté internationale ne s’implique directement dans la guerre civile syrienne.

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Il a refusé d’utiliser le terme «révolution» pour qualifier les troubles qui touchent la Syrie depuis deux ans. Selon lui, le mouvement d’opposition est une tentative des États-Unis et de certains pays arabes pour déstabiliser politiquement son pays.

Pendant l’interview, Bachar el-Assad a également salué les efforts de nombreux Égyptiens pour chasser du pouvoir le président du pays, Mohamed Morsi. Il a soutenu que le départ de M. Morsi mettait un terme à ce qu’il a qualifié d’«islam politique».

En Syrie, plus de 93 000 personnes auraient été tuées depuis le début du conflit en mars 2011. La crise a commencé par des manifestations pacifiques contre le régime Assad et s’est transformée en guerre civile à la suite de la violente répression des protestations par le gouvernement.

Tout au long du conflit, le président Assad a soutenu qu’il ne s’agissait pas d’un soulèvement populaire mais d’une «conspiration» appuyée par l’Occident, accusant les combattants de l’opposition d’être des terroristes, des islamistes et des mercenaires à la solde des riches pays du golfe Persique, qui sont des alliés des États-Unis.

La publication de l’entrevue de Bachar el-Assad coïncide avec une offensive majeure des troupes gouvernementales à Homs, la troisième ville en importance du pays, et avec une rencontre des membres de la Coalition nationale syrienne à Istanbul, en Turquie. Il s’agit de la deuxième tentative des opposants au régime syrien en autant de mois pour unifier leurs forces.

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Mardi, l’armée syrienne a bombardé une banlieue de Damas contrôlée par l’insurrection.

L’Observatoire rapportait également que les rebelles ont détruit un blindé dans la province d’Alep, dans le nord du pays, à l’aide d’un missile antichar russe Konkurs fourni par des pays du golfe arabe.

Les rebelles auraient récemment reçu des livraisons d’armes plus puissantes, notamment des missiles antichars et antiaériens, ce qui leur aurait permis de stopper la poussée des forces gouvernementales.

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