Syrie: frappe israélienne contre un convoi d’armes près de Damas

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à 08h20 HNE, le 31 janvier 2013.

BEYROUTH – L’Iran et la Russie se sont jointes au groupe militant libanais Hezbollah, jeudi, pour condamner la frappe réalisée par l’armée de l’air israélienne en sol syrien la veille.

Cette attaque a avivé encore davantage des tensions régionales déjà enflammées par la guerre civile syrienne.

Des responsables américains affirment que la frappe ciblait un convoi qui acheminait des armes au Hezbollah, notamment des missiles sol-air sophistiqués SA-17 de fabrication russe.

L’armée syrienne nie toutefois l’existence d’un tel convoi et affirme que la frappe a détruit un centre de recherche scientifique de la région de Jamraya, au nord-ouest de Damas et à environ 15 kilomètres de la frontière avec le Liban.

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Le ministère russe des Affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel il affirme qu’une telle attaque, commise sur le territoire souverain d’un autre pays, est inacceptable, peu importe les motifs évoqués.

Le ministre iranien des Affaires étrangères y est allé de commentaires similaires lors d’une apparition à la télévision.

Un général syrien ayant récemment fait défection a indiqué à l’Associated Press par téléphone que la cible était un centre «bien connu» de développement d’armes.

Les missiles SA-17 auraient pu permettre au Hezbollah d’abattre des avions de chasse, des hélicoptères et des drones israéliens.

Selon des responsables régionaux et américains, l’armée israélienne planifiait depuis quelques jours de frapper un convoi d’armes syrien destiné au Hezbollah libanais, qui dispose de la plus puissante force militaire du Liban.

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Tous les responsables ont réclamé l’anonymat parce qu’ils n’étaient pas autorisés à discuter publiquement du dossier. L’armée israélienne a refusé de commenter l’information.

Le régime syrien appuie le Hezbollah depuis longtemps et il est soupçonné de lui fournir des fonds et des armes, en plus d’un accès terrestre vers le territoire iranien.

La frappe près de Damas survient alors que le régime de Bachar el-Assad est empêtré dans une guerre civile contre les rebelles qui veulent le déloger du pouvoir. Les rebelles ont pris le contrôle de plusieurs parties du territoire et ont établi des bastions dans plusieurs banlieues de la capitale, mais les forces gouvernementales contrôlent toujours Damas et le reste du territoire.

La chute du régime syrien ne semble pas imminente, mais les experts craignent qu’il devienne de plus en plus désespéré et tente de causer des troubles ailleurs dans la région par le biais de groupes tiers comme le Hezbollah.

Le communiqué de l’armée syrienne nie que la frappe ait visé un convoi à destination du Liban, affirmant plutôt qu’elle s’inscrivait dans la guerre civile qui oppose les forces gouvernementales aux rebelles.

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«Cela prouve qu’Israël est l’instigateur, le bénéficiaire et parfois l’exécutant des actes terroristes qui visent la Syrie et son peuple», affirme le communiqué.

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