Suicide de Rehtaeh Parsons en N.-É.: des affiches en appui aux garçons

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à 13h57 HAE, le 18 avril 2013.

HALIFAX – La Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Nouvelle-Écosse dit s’inquiéter d’affiches ayant fait leur apparition dans les rues de Halifax, qui viennent appuyer les quatre jeunes hommes soupçonnés d’avoir agressé sexuellement Rehtaeh Parsons, craignant qu’ils n’incitent des comportements de «justice de rue» contre les adolescents.

Les affiches colorées portent l’inscription «Dites la vérité», et pressent les citoyens d’appuyer les quatre garçons, bien qu’elles ne les identifient pas.

Selon le caporal Scott MacRae, de la GRC, les affiches ne sont pas illégales, mais la police a reçu des plaintes de citoyens à leur sujet.

Dans un message publié sur Facebook, la famille de Rehtaeh Parsons affirme que les affiches constituent un «manque de respect», et tentent de discréditer l’adolescente de 17 ans après sa mort.

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La famille allègue que la jeune femme a été agressée sexuellement lors d’une fête en novembre 2011, puis intimidée pendant des mois, notamment sur les médias sociaux, avant de se pendre, le 4 avril. Elle a été débranchée des appareils qui la maintenaient en vie quelques jours plus tard.

Par ailleurs, le gouvernement néo-écossais a mandaté jeudi deux spécialistes en éducation, Debra Pepler et Penny Milton, pour mener une étude indépendante sur la façon dont le Conseil scolaire régional de Halifax a réagi à cette affaire.

Marilyn More, ministre responsable de la Condition féminine, affirme que le dossier a jeté un nouvel éclairage sur l’intimidation et la violence faite aux femmes.

Selon la ministre, les spécialistes présenteront un rapport intérimaire le 10 mai, et doivent rendre leur document final d’ici le 14 juin.

Les deux expertes détermineront si les politiques du conseil scolaire ont été suivies, présenteront des recommandations pour pallier les lacunes et s’assurer de protéger la sécurité et la santé mentale des élèves.

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En raison des problèmes en matière de santé mentale, les deux personnes mandatées examineront également le rôle de la Régie régionale de la santé et du Centre de santé IWK, le plus important hôpital pour enfants de la région.

Le premier ministre de la province, Darrell Dexter, a promis que l’enquête de la province serait «complète et complètement indépendante», mais il a ajouté qu’elle ne commencerait pas avant que la GRC complète son enquête criminelle sur les allégations d’agressions sexuelles qu’aurait subies Mme Parsons.

Le GRC avait annoncé vendredi dernier qu’elle rouvrirait son enquête sur les allégations d’agressions sexuelles après avoir reçu de nouvelles informations crédibles d’une source qui voulait collaborer avec le corps policier. Avant cette annonce, la GRC avait soutenu qu’elle avait mis fin à son enquête parce qu’il n’y avait pas assez de preuves pour déposer des accusations, après avoir consulté le bureau du procureur de la province.

M. Dexter a ajouté que des responsables provinciaux en étaient toujours à finaliser les détails de l’enquête ainsi que de déterminer qui la mènerait. Il a indiqué que le rôle du bureau du procureur serait revu, mais il n’était pas clair s’il ferait partie de l’enquête indépendante ou s’il ferait l’objet d’une autre enquête.

Le leader du parti progressiste-conservateur néo-écossais, Jaime Baillie, a soutenu que les deux enquêtes pouvaient avoir lieu en parallèle et indiqué qu’il ne voyait pas pourquoi le gouvernement devait attendre les résultats de la dernière enquête de la GRC avant de mener son enquête externe.

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