Snowden détiendrait d’autres informations sensibles

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à 13h25 HAE, le 15 juillet 2013.

RIO DE JANEIRO – Edward Snowden détient des documents contenant de l’information extrêmement délicate sur le mode de fonctionnement et la structure de l’agence américaine de sécurité nationale, mais affirme qu’ils ne doivent en aucun cas être publiés, a déclaré lundi un journaliste proche de l’ex-analyste en fuite.

Glenn Greenwald, chroniqueur au quotidien britannique «The Guardian» à qui M. Snowden avait accordé l’entrevue à l’origine du scandale de la National Security Agency (NSA), a affirmé que la publication de ces documents sensibles permettrait à quiconque de comprendre exactement les rouages des activités de surveillance menées par l’agence américaine, et ainsi d’y échapper ou d’y répliquer, le cas échéant.

Selon lui, Edward Snowden détient des milliers de documents constituant ni plus ni moins un guide d’instructions sur le mode de fonctionnement de la NSA.

En entrevue avec l’Associated Press dans une chambre d’hôtel de Rio de Janeiro, M. Greenwald a dit ne pas croire que la révélation de ces informations puisse menacer la sécurité des Américains, mais souligne que l’ex-analyste de la NSA a insisté sur le fait qu’elles ne devaient pas être rendues publiques.

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Il a toutefois mentionné qu’un tel dévoilement de données sur les programmes de surveillance pourrait nuire au gouvernement américain.

Le journaliste du «Guardian» avait précédemment indiqué que les informations avaient été cryptées pour en renforcer la sécurité.

Edward Snowden est sorti de son mutisme vendredi, alors qu’il se terre à l’aéroport international de Moscou depuis des semaines pour échapper aux autorités américaines. Il avait alors déclaré être prêt à répondre à la condition du président russe Vladimir Poutine pour l’obtention du statut de réfugié, soit de cesser de publier des données sensibles pour Washington. Le jeune homme a précisé qu’il respecterait cette condition jusqu’à ce qu’il puisse se rendre en Amérique latine.

Interrogé quant à savoir si Edward Snowden craignait d’être en danger, M. Greenwald a répondu que l’Américain était «inquiet», mais qu’il semblait «calme» malgré tout.

Vendredi, une dizaine de militants d’ONG et de responsables russes ont rencontré Snowden à l’aéroport de Moscou, où il se trouve depuis des semaines.

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M. Snowden semblait nerveux, mais il était apparemment en bonne santé pendant la rencontre à huis clos dans la zone de transit de l’aéroport de Cheremetyevo, a déclaré aux journalistes le député Vyacheslav Nikonov.

L’organisation Human Rights Watch a distribué une photo du jeune homme assistant à la réunion, la première nouvelle photo de l’ex-analyste de la National Security Agency (NSA) depuis qu’un quotidien britannique a révélé l’existence d’un vaste programme américain de surveillance des communications aux États-Unis et ailleurs dans le monde, en s’appuyant sur ses informations.

On ne sait pas si le gouvernement russe donnera suite à la demande. Le Kremlin a déjà exprimé son désir de voir Edward Snowden quitter le territoire russe.

Pour la Russie, offrir l’asile à l’Américain risque d’être un geste diplomatique délicat qui pourrait envenimer les relations avec les États-Unis, déjà entachées par les critiques américaines sur l’oppression des opposants par le président Vladimir Poutine, ainsi que par les allégations de ce dernier selon lesquelles la Maison-Blanche se mêle des affaires internes russes.

Dimitri Peskov, le porte-parole de M. Poutine, a déclaré aux agences de presse russes, après l’annonce de la demande d’asile, qu’aucune communication en ce sens n’avait été reçue pour l’instant, et que le président continuerait d’exiger que l’ex-analyste cesse de divulguer des secrets américains.

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M. Nikonov et Genri Reznik, un avocat qui a participé à la réunion, ont tous deux confirmé qu’Edward Snowden souhaitait arrêter de couler des informations aux médias.

«Il a dit avoir été informé de cette condition, et affirme qu’il peut aisément l’accepter. Il ne désire pas nuire aux intérêts des États-Unis, puisqu’il est un patriote», a dit M. Nikonov.

On ne sait toutefois pas si le jeune homme détient toujours des informations potentiellement délicates à propos des programmes de renseignement des États-Unis.

Le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua ont récemment offert l’asile à M. Snowden, mais il est impossible de déterminer s’il pourrait partir de Moscou et se rendre dans ces pays sans traverser l’espace aérien des États-Unis ou de leurs alliés. Certains pays européens auraient refusé la semaine dernière de laisser passer l’avion du président bolivien Evo Morales, qui rentrait chez lui après un déplacement à Moscou, en raison de soupçons voulant que qu’Edward Snowden se trouvait à bord.

La Russie se dit incapable d’extrader le jeune homme, puisqu’il se trouve dans une zone de transit international, et donc pas en territoire russe.

À court terme, sa demande d’asile en Russie pourrait simplement être une façon pour lui de quitter l’aéroport et de se déplacer librement.

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