Santé sexuelle: un forum par, pour et avec les femmes

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Publié 10/03/2015 par Meryl Serthelon

«Parce que je suis femme… Je prends ma santé en main»: le ton de ce premier forum franco-torontois consacré à la santé et à la sexualité des femmes est donné. À l’initiative d’Action positive VIH/sida et Oasis Centre des femmes, cet événement aura lieu ce vendredi 13 mars, au 399 rue Church (métro College), de 10h à 17h.

Au Canada, 16 600 femmes sont atteintes du VIH, 77% des nouvelles infections par le VIH parmi les femmes sont attribués aux relations sexuelles hétérosexuelles. Selon les estimations d’Action Positive, plus de 400 personnes francophones vivent avec le VIH dans la région de Toronto.

Mais tout n’est pas si sombre: de nos jours, le sida se traite. En 2013 par exemple, 93% des mères porteuses du virus ont reçu des médicaments réduisant considérablement le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant.

«Ce forum est ouvert à toutes les femmes pour qu’elles se retrouvent autour d’expertes et de thèmes divers comme la santé sexuelle, la santé nutritionnelle, les violences, les inégalités et la vulnérabilité des femmes au VIH», a expliqué Éric Cader, directeur général d’Action positive. «La journée ne traitera pas uniquement du VIH, mais aussi des conflits de sexes. Les femmes ne connaissant pas toujours leurs droits, les expertes seront aussi là pour répondre à ce type de problématiques.»

«Nous voulons que les femmes se sentent à l’aise pour venir poser leurs questions», dit-il.

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Les organisateurs attendent une trentaine de femmes. «Nous aurions aimé en accueillir davantage, mais ce forum est un projet pilote. Ce forum est le début d’un grand travail», a ajouté Carlos Idibouo, d’Oasis.

Pour la directrice d’Oasis, Dada Gasirabo, ce partenariat avec Action positive est un mariage de raison: «il était grand temps de s’allier pour la même cause, les femmes atteintes du VIH ne reçoivent pas la même attention que les autres femmes de la communauté francophone. Plutôt que de nous mettre en compétition, nous avons choisi d’aller à la rencontre des femmes. Elles peuvent aller là où elles se sentent le mieux, ce sont elles qui sont au centre de nos préoccupations.»

«Par la suite, peut-être pourrions-nous créer un groupe de soutien plus permanent», avance Éric Cader.

«Ce projet représente la notion de partenariat. Je pense que c’est entre autres pour cette raison qu’il a su convaincre le comité d’évaluation. On attend de bons résultats de cette union», a souligné Gilles Marchildon, de Reflet Salvéo, l’entité consultative sur la santé qui apporte une aide financière au forum.

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