Passage du Nord-Ouest: Cellucci appuie la position canadienne

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La campagne du Premier ministre Stephen Harper pour affirmer la souveraineté canadienne dans l’Arctique a reçu un coup de pouce de l’ex-ambassadeur des États-Unis Paul Cellucci. Ce dernier semble relancer une croisade personnelle auprès de Washington en vue de faire reconnaître l’autorité du Canada sur le passage du Nord-Ouest.

Les Américains soutiennent depuis longtemps que ce passage est une voie d’eau internationale. Mais dimanche, au réseau CTV, M. Cellucci a déclaré qu’il était temps pour les États-Unis de changer d’orientation sur cette question, afin de renforcer la sécurité continentale.

Dans le contexte actuel, marqué par le terrorisme, il y va de notre intérêt que le passage du Nord-Ouest soit considéré comme faisant partie du Canada, a-t-il déclaré.

Ainsi, «la marine canadienne pourrait intercepter et monter à bord de bateaux dans le passage du Nord-Ouest pour s’assurer qu’ils n’essaient pas de faire entrer des armes de destruction massive en Amérique du Nord.» Il a ajouté espérer que les États-Unis reviennent sur leur position.

Ce n’est pas la première fois que M. Cellucci défend ce point de vue. Il avait déjà abordé le sujet au cours d’un voyage dans le Grand Nord en 2004, et réitéré son avis l’an dernier.

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Mais sa plus récente démarche, à la veille du sommet nord-américain réunissant M. Harper, le président américain George W. Bush et le président mexicain Felipe Calderon, survient au bon moment pour le Premier ministre canadien.

La souveraineté dans l’Arctique ne figure pas à l’ordre du jour officiel du sommet de deux jours à Montebello, au Québec. Mais elle pourrait bien être abordée, vraisemblablement au cours d’une séance en tête-à-tête entre MM. Harper et Bush, prévue pour lundi.

Un fonctionnaire canadien, qui a demandé à garder l’anonymat, a estimé «fort possible» que la question soit discutée. Si un ancien ambassadeur américain était d’accord avec la position du premier ministre, ce serait une bonne nouvelle, a-t-il ajouté.

M. Cellucci s’est abstenu de dire s’il avait soulevé la question directement avec M. Bush, mais il a indiqué qu’il l’avait fait, formellement, auprès du département d’État vers la fin de son mandat à Ottawa, et qu’il l’avait mentionné à David Wilkins, l’actuel ambassadeur des États-Unis à Ottawa.

Jusqu’à présent, rien n’indique que l’administration Bush ait été convaincue par les arguments de M. Cellucci. Quand M. Harper a annoncé, au cours d’une récente tournée dans l’Arctique, que le Canada renforcerait sa présence militaire dans la région, M. Wilkins avait réagi en disant respecter le droit du Canada d’ouvrir des ports sur son territoire, et d’y placer des troupes là où il le juge nécessaire, mais que le passage du Nord-Ouest était une voie devant être ouverte à la navigation internationale.

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