Obama dit oui à Keystone XL sous conditions

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à 15h21 HAE, le 25 juin 2013.

WASHINGTON – Les autorités américaines devraient donner le feu vert au projet d’oléoduc Keystone XL seulement si elles ont la certitude que celui-ci ne fera pas augmenter de façon «significative» les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis, a déclaré mardi Barack Obama.

Le président américain y est allé de cette annonce en dévoilant les grandes lignes du plan de son administration en matière de changements climatiques.

M. Obama a donné son avis sur le projet canadien lors de ce discours même si certains s’attendaient à ce qu’il ne prenne pas position dans ce débat controversé, qui doit être tranché par le département d’État, parce que l’oléoduc traversera la frontière canado-américaine et plusieurs États.

Le président a signalé qu’il était impératif d’obtenir la certitude que la construction de la portion nordique de l’oléoduc Keystone XL ne ferait pas bondir les émissions de gaz à effet de serre au pays avant d’aller de l’avant.

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Et la construction de l’oléoduc doit être dans l’intérêt national des États-Unis, a ajouté le président devant une foule massée à l’université de Georgetown, à Washington D.C.

Des environnementalistes font pression depuis des mois sur le président afin de le convaincre de ne pas donner le feu vert à ce projet d’oléoduc de la société TransCanada, qui assurerait le transport de pétrole issu des sables bitumineux albertains jusqu’aux raffineries du golfe du Mexique.

De son côté, TransCanada, de Calgary, a investi temps et argent en lobbying dans la capitale américaine afin de promouvoir son projet. Le président et directeur général de la société, Russ Girling, a récemment affirmé qu’il était confiant d’obtenir l’approbation de l’administration Obama.

Les responsables du département d’État avaient conclu, dans un rapport rendu public en mars dernier, que l’oléoduc aurait un impact minime sur les émissions de gaz à effet de serre. TransCanada a pour sa part plaidé que même si l’exploitation de sables bitumineux doublait en Alberta, les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre mondiaux seraient négligeables.

Ces conclusions avaient été accueillie avec scepticisme par la puissante Agence de protection environnementale (EPA) des États-Unis, qui semble accorder une certaine crédibilité à la théorie selon laquelle l’augmentation des gaz à effet de serre contribuent à dérégler le climat de la planète, et que l’activité industrielle humaine en serait en bonne partie responsable.

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Le président des États-Unis a déclaré mardi que le débat sur les changements climatiques et ses causes était obsolète.

Barack Obama avait rejeté en 2012 la demande initiale de permis de TransCanada, à cause de préoccupations sur le tracé de l’oléoduc, qui aurait traversé un réservoir aquifère au Nebraska. Il avait invité l’entreprise de Calgary à soumettre une nouvelle demande avec un tracé différent, ce que TransCanada avait fait l’automne dernier.

Le département d’État a depuis donné son aval à ce nouvel itinéraire, malgré des allégations d’environnementalistes selon lesquelles les risques pour la région des Sand Hills du Nebraska demeurent importants.

La décision finale du département d’État en ce qui a trait à ce projet d’une valeur de 7,6 milliards $ est attendue à l’automne.

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