Mali: des jihadistes tentent de reprendre Gao

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à 00h05 HAE, le 24 mars 2013.

DAKAR, Sénégal – Des jihadistes ont infiltré et attaqué à nouveau la ville de Gao samedi, selon le maire et des résidants, dans ce qui était la troisième attaque majeure sur la ville du nord du Mali depuis qu’elle a été libérée par les forces françaises en janvier.

L’assaut indique que les islamistes radicaux sont toujours enracinés et capables d’attaquer malgré la présence de milliers de soldats français qui ont soutiré le nord du Mali du contrôle des extrémistes.

Joint par téléphone, le maire de Gao, Sadou Diallo, a expliqué que les combattants islamistes avaient lancé leur attaque depuis le quatrième quartier de la ville, qui est divisée en quartiers numérotés. La maire a ajouté que les forces maliennes ont répliqué aux combattants, qui ont battu en retraite, mais une deuxième vague d’islamistes a ensuite attaqué la ville depuis l’autre côté de la rivière Niger.

Selon le maire, la situation semblait être sous contrôle en soirée, mais certains résidants ont témoigné qu’ils entendaient toujours des coups de feu.

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Pendant presque 10 mois, la ville de Gao a été occupée par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), l’un des trois groupes liés à Al-Qaïda qui a envahi le nord du Mali il y a un an. Le MUJAO est l’un des groupes les plus brutaux, amputant les membres de tellement de voleurs dans la place publique où ils imposaient leur vision de la justice qu’elle fut surnommée «Place de la Charia».

En janvier, la ville a été libérée des islamistes par les troupes françaises, qui se sont servis d’avions Mirage et Rafale pour bombarder les positions rebelles avant de mener une attaque terrestre.

L’euphorie qui a suivi la libération de Gao a toutefois été de courte durée. La ville a été ciblée par un attentat suicide le 8 février, un type d’attaque qui n’avait pas eu lieu au Mali auparavant mais qui s’est répétée dans plusieurs villes du nord du pays.

Également en février, la ville a été attaquée à deux reprises par des extrémistes, qui y sont également arrivés après avoir traversé la rivière depuis une région où se pratique le wahhabisme, forme plus stricte de l’islam de celle qui est pratiquée dans le reste du pays.

D’autres soldats français ont été emmenés à la ville pour en assurer la défense, mais la fréquence des attaques fait craindre à plusieurs que l’islamisme pourrait avoir pris racine à Gao.

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Mercredi, un kamikaze a frappé à Tombouctou, dans le nord du Mali, tuant un soldat et faisant huit blessés. Il s’agissait de la première attaque-suicide à être perpétrée dans la légendaire cité désertique.

Un porte-parole de l’armée malienne a expliqué que le kamikaze a fait exploser sa ceinture vers 22h, près de l’aéroport.

Des militants islamistes radicaux ont déjà lancé des attaques-suicides dans les villes de Gao et de Kidal.

La France a lancé une offensive, en janvier, pour déloger les militants qui s’étaient emparés du nord du Mali. Ceux-ci ont depuis fui les grandes villes, mais ils continuent à combattre depuis leurs repaires dans le désert.

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