L’ONU et l’Égypte écorchent le multiculturalisme canadien

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(PC) – L’ONU a publié un sévère rapport de neuf pages traitant de la discrimination raciale au Canada. Le comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale y soulève 33 points d’inquiétude relatifs au traitement réservé aux minorités ethniques.

Ce comité composé d’experts et de représentants de 21 pays redoute entre autres la hausse «des risques de profilage racial et de discrimination dans le contexte de la lutte au terrorisme». Ses membres souhaitent que le Canada revoit sa loi antiterrorisme et y ajoute une clause rejetant explicitement la discrimination.

De plus, l’utilisation de l’expression «minorité visible» dans les documents officiels dérange. Elle pourrait ne pas être «fidèle aux objectifs de la convention internationale» en présupposant que le standard est «être blanc». Quelques heures plus tard, par voie de communiqué, Le Caire a lancé une mise en garde contre «la montée des signes du racisme et de l’intolérance au Canada».

L’expulsion d’une jeune joueuse de soccer musulmane, lors d’un tournoi à Laval au Québec, fin févier, a outré les autorités égyptiennes. La joueuse de 11 ans refusait de retirer son hidjab. Un haut responsable du ministère des Affaires étrangères de l’Égypte, Ihab Faouzi, a rencontré cette semaine l’ambassadeur adjoint du Canada au Caire, Christopher Hull, pour en discuter.

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Dans son communiqué, Le Caire indique que la question du port du voile doit demeurer de l’ordre de la liberté individuelle, dans la mesure où la sécurité, l’ordre général et les valeurs de la société ne sont pas en cause. Or, c’est justement en invoquant des raisons de sécurité qu’un arbitre exigeait de la jeune Asmahan Mansour qu’elle retire son hidjab.

Le Conseil canadien sur les relations islamo-américaines a pris la défense du Canada et du Québec, assurant qu’ils ne sont pas racistes. Le Conseil exige tout de même que la Fédération de soccer du Québec revienne sur sa décision d’interdire le port du voile sur les terrains.

Rappelons que l’International Football Association Board a indirectement interdit le port du hidjab, samedi dernier, sans rendre de décision claire.

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