Libye: affrontements meurtriers à Benghazi

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à 15h05 HAE, le 9 juin 2013.

TRIPOLI, Libye – Le chef d’état-major de l’armée libyenne, le major-général Youssef al-Mangoush, a remis sa démission, dimanche, alors qu’une escouade d’élite prenait le contrôle d’une base de milices progouvernementales au lendemain des violences qui ont fait 31 morts à Benghazi.

Les violences ont éclaté samedi lors que des protestataires se sont introduits sur une base — appartenant à la milice Bouclier de la Libye —, située à l’extrémité est de la ville de Benghazi. Ils ont exigé des miliciens que ceux-ci quittent leur camp et se soumettent entièrement à une seule autorité, soit celle des forces armées libyennes.

On ignore encore qui, des deux camps, a ouvert le feu en premier. Les autorités libyennes n’ont fourni que peu de détails à propos de cette fusillade.

Des témoins ont raconté que certains manifestants avaient emporté des armes sur les lieux, la principale base des hommes du Bouclier de la Libye à Benghazi. Les miliciens semblaient par ailleurs moins nombreux par rapport aux centaines de protestataires se tenant derrière les portes de la base.

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Des responsables d’un hôpital ont indiqué que la plupart des victimes étaient des manifestants. Plusieurs d’entre eux ont été enterrés, dimanche.

Selon le directeur de l’hôpital de Jalaa, Moahmed Belied, les morts sont dues à des blessures de fragments d’explosifs et balles, ajoutant que plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées.

Au lendemain des affrontements violents, le major-général al-Mangoush a démissionné de ses fonctions, alléguant le nombre inhabituellement élevé de victimes qu’avaient fait les hostilités de Benghazi.

Ces derniers développements témoignent du chaos régnant toujours en Libye, plus d’un an et demi après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, avait annoncé mardi que l’alliance enverrait bientôt une mission d’experts en Libye pour évaluer ses besoins en matière de sécurité, alors que le pays fait face à un afflux d’insurgés venus du Mali.

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Les experts de la sécurité s’inquiètent de la possibilité que des extrémistes liés à Al-Qaïda, repoussés du Mali après l’intervention militaire française, tentent de s’installer dans le sud de la Libye.

La mission sera déployée «dès que possible» et identifiera, en collaboration avec les autorités libyennes, «les domaines dans lesquels les Libyens pensent avoir besoin de conseils» et les domaines dans lesquels l’OTAN pense pouvoir apporter sa contribution, a déclaré M. Rasmussen avant l’ouverture de la réunion des ministres de la Défense de l’alliance à Bruxelles.

Il a insisté sur le fait que cette mission n’était pas le prélude à un déploiement militaire étranger en Libye.

«Il n’est pas question de déployer des troupes en Libye. Si nous devions nous engager dans des activités de formation, ces activités pourraient se dérouler à l’extérieur de la Libye», a précisé le secrétaire général.

Des responsables américains de la défense estiment que l’expérience de formation de l’OTAN en Afghanistan et en Irak donne à l’alliance l’expertise nécessaire pour une aide similaire en Libye.

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M. Rasmussen a indiqué que l’OTAN envisageait de coordonner ses activités avec d’autres initiatives nationales et internationales. Il s’attend à recevoir un rapport du groupe d’experts d’ici la fin du mois de juin, avant l’élaboration d’un plan plus précis pour la Libye.

Les dirigeants libyens ont réclamé l’aide de l’OTAN, des États-Unis et d’autres pays pour faire face à l’afflux de jihadistes venus du Mali.

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