L’héritage de Martin Luther King célébré à Washington

Discours attendu d'Obama mercredi

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à 21h17 HAE, le 24 août 2013.

WASHINGTON – Des milliers de personnes ont donné le coup d’envoi des célébrations du 50e anniversaire de la Marche vers Washington, samedi, célébrant les progrès sociaux accomplis par les États-Unis depuis l’événement historique de 1963.

De nombreux participants ont cependant déploré ce qu’ils considèrent comme des attaques contre les droits civiques depuis que Martin Luther King a prononcé son célèbre discours «I Have a Dream».

«Ce n’est pas le moment pour une commémoration nostalgique, a déclaré Martin Luther King III, le fils aîné de la figure de proue du mouvement pour la libération des Noirs. Ce n’est pas non plus le moment de nous asseoir sur nos lauriers. La tâche n’est pas accomplie. L’aventure n’est pas terminée. Nous pouvons et nous devons faire plus.»

Les participants ont commencé à arriver très tôt au National Mall à Washington, plusieurs ayant réservé leur place avant le lever du soleil sur le Capitole.

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Les organisateurs s’attendaient à accueillir environ 100 000 personnes dans le cadre l’événement, qui a eu lieu quelques jours avant l’anniversaire officiel de la marche, le 28 août.

À l’époque, la Marche vers Washington avait attiré 250 000 personnes et ouvert la voie à la loi sur les droits civiques de 1964. Cinquante ans plus tard, les Américains ont un symbole indéniable du rêve de Martin Luther King: un premier président noir, Barack Obama.

Samedi, le procureur général et ministre de la Justice, Eric Holder, a déclaré que l’esprit de 1963 exigeait aujourd’hui l’égalité des droits pour les homosexuels, les Hispaniques, les femmes et les personnes handicapées.

Lors de son discours au National Mall, le premier procureur général noir des États-Unis a salué la mémoire de ceux qui ont bravé la répression et la brutalité pour participer à la marche il y a 50 ans. Il les a remerciés de s’être opposés «aux gouvernements et aux dirigeants racistes».

Sans eux, a-t-il dit, il n’aurait jamais été ministre de la Justice et M. Obama n’aurait jamais été président.

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John Lewis, un membre du Congrès américain et le seul orateur de la marche de 1963 toujours en vie, s’est pour sa part insurgé contre une récente décision de la Cour suprême qui a éliminé une importante disposition de la loi de 1965 sur le droit de vote visant à lutter contre la discrimination.

«Je ne vais pas rester là et laisser la Cour suprême nous enlever le droit de vote, a-t-il martelé au sujet du jugement, qui a supprimé l’obligation pour les États ayant un passé raciste d’obtenir l’approbation du gouvernement fédéral avant de changer la manière dont ils tiennent leurs élections. Vous ne pouvez pas rester comme ça. Vous ne pouvez pas vous asseoir. Vous devez vous lever.»

Des militants ont également déploré le taux chômage chez les Afro-américains, qui est deux fois plus élevé que celui des Blancs, et la mort de l’adolescent noir Trayvon Martin en Floride.

Le jour de l’anniversaire de la marche, mercredi, Barack Obama prendra la parole sur les marches du Lincoln Memorial, à l’endroit même où le révérend King a livré son vibrant discours il y a un demi-siècle. M. Obama sera accompagné des anciens présidents Bill Clinton et Jimmy Carter.

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