L’espionnage américain aurait ciblé la présidente du Brésil

Partagez
Tweetez
Envoyez

à 21h37 HAE, le 2 septembre 2013.

RIO DE JANEIRO – Le gouvernement brésilien a condamné, lundi, un programme d’espionnage américain qui aurait ciblé la présidente Rousseff, qualifiant le tout d’«invasion inacceptable» de sa souveraineté et réclamant des normes internationales pour protéger les citoyens et les gouvernements contre le cyberespionnage.

Le journal Folha de S. Paulo a rapporté que la présidente Dilma Rousseff envisage d’annuler son déplacement aux États-Unis prévu en octobre, où elle devait être honorée à l’occasion d’un dîner d’État. Le journal a cité des assistants non identifiés de la présidente. Le bureau de Mme Rousseff a refusé de commenter.

Le ministre des Affaires étrangères a appelé l’ambassadeur américain Thomas Shannon et lui a fait savoir que le Brésil s’attendait à ce que la Maison-Blanche offre rapidement une explication écrite à propos des allégations d’espionnage.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Ce geste survient après qu’un reportage, diffusé dimanche soir sur les ondes de la chaîne Globo, eut cité des documents de 2012 provenant de l’ex-consultant de la NSA Edward Snowden, et qui indiquaient que les États-Unis avaient intercepté les courriels et les appels de la présidence, en plus du chef d’État mexicain Enrique Pena Nieto, dont les communications étaient surveillées avant même qu’il ne soit élu président en juillet 2012.

Le gouvernement du Mexique dit avoir exprimé ses inquiétudes auprès de l’ambassadeur américain, et directement auprès de l’administration américaine.

Le ministre brésilien des Affaires étrangères Luiz Alberto Figueiredo a déclaré que le gouvernement va discuter avec ses partenaires pour évaluer de quelle façon ils pourront se protéger, et voir quelles mesures conjointes pourront être adoptées.

Il a ajouté qu’il «n’existait pas de réglementations internationales qui empêchent les citoyens et les gouvernements d’être exposés à des interceptions, des violations de la vie privée et des cyberattaques».

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur