Le squelette retrouvé l’an dernier à Leicester est bien celui du roi Richard III

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à 09h43 HNE, le 4 février 2013.

LEICESTER, Royaume-Uni – Des scientifiques ont confirmé que c’est bien le squelette de l’ancien roi d’Angleterre Richard III, mort il y a 500 ans, qui avait été retrouvé l’an dernier sous un terrain de stationnement de la ville de Leicester.

Les chercheurs de l’Université de Leicester affirment que des tests réalisés sur le squelette, qui présente de nombreuses blessures, démontrent hors de tout doute raisonnable que les ossements sont ceux du roi.

Les partisans de ce roi mal-aimé croient que cette découverte permettra enfin de réécrire les livres d’histoire et de redorer l’image du monarque.

Les chercheurs de l’Université de Leicester affirment que des tests réalisés sur le squelette, qui présente de nombreuses blessures, démontrent hors de tout doute raisonnable que les ossements sont ceux du roi.

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Richard III a été tué lors de la Bataille de Bosworth, en 1485, et ses restes étaient disparus depuis des centaines d’années.

«Nous avons retrouvé Richard III, le dernier roi Plantagenêt d’Angleterre», a déclaré le secrétaire-général adjoint de l’université, Richard Taylor.

Une spécialiste des os, Jo Appleby, a ajouté qu’un examen des ossements permettait de conclure à l’identification de Richard III.

De plus, un échantillon d’ADN prélevé sur le squelette correspond au code génétique d’un lointain descendant de la soeur du roi. La généticienne Turi King a précisé que Michael Ibsen, un menuisier canadien qui vit à Londres, partage avec le squelette une variété rare d’ADN mitochondrial. Cet élément, combiné aux preuves archéologiques, semble démontrer que les ossements sont ceux de Richard III.

M. Ibsen s’est dit estomaqué de découvrir qu’il est un descendant du souverain — le 17e arrière-petit-neveu de la soeur aînée du roi. «C’est difficile à digérer», a-t-il déclaré.

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Richard III est le dernier roi britannique à avoir été tué au combat. Il a gouverné l’Angleterre entre 1483 et 1485, pendant les décennies d’instabilité à laquelle on a donné le nom de «Guerre des Deux-Roses». Son règne, même s’il fut bref, a été marqué par de nombreuses réformes libérales, notamment le droit à la libération sous caution et l’abolition de l’interdit qui pesait sur les livres et les presses à imprimer.

Il a été tué lors de la Bataille de Bosworth par l’armée de Henry Tudor, qui pris ensuite le trône sous le nom de Henry VII.

Ses restes avaient apparemment été enterrés sous un monastère de Leicester, mais l’emplacement de celui-ci a été perdu quand Henry VIII a ordonné la dissolution des monastères en 1538.

En plus des preuves génétiques, le squelette présente une blessure à la tête possiblement causée par une arme tranchante et une pointe de flèche a été retrouvée entre deux vertèbres, dans le haut du dos. Les restes présentent aussi des signes de scoliose, ce qui correspond à la description faite de Richard III par ses contemporains.

Une pièce de William Shakespeare présente Richard III comme un usurpateur qui a laissé derrière lui de nombreux cadavres — dont ceux de ses jeunes neveux princiers enfermés dans la Tour de Londres — durant son ascencion jusqu’au trône. Mais plusieurs historiens croient que cette image ne lui rend pas justice et que sa réputation a été salie par ses successeurs. La Société Richard III, qui avait aidé à lancer la recherche pour retrouver les restes du roi, partage cet avis.

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Une représentante de la société, Philippa Langley, arrive à peine à croire que leurs recherches aient pu porter fruit.

«Tout le monde pensait que j’étais folle, a-t-elle dit. Ce n’est pas facile de convaincre les gens de chercher un roi sous un stationnement. (Mais) maintenant un vent de changement souffle, et nous chercheront la vérité concernant le véritable Richard III.»

Le maire de Leicester a indiqué que le squelette sera maintenant enterré dans le cimetière de la cathédrale de la ville.

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