Le Seigneur des Anneaux: une fête pour les sens

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TORONTO (PC) – De drôle à magique et même majestueuse, la version théâtrale du Seigneur des Anneaux, montée à Toronto au coût de 27 millions $, s’avère un véritable délice pour les sens.

Nul besoin d’être des fans de la trilogie de Tolkien pour apprécier cette merveille littéraire transportée au théâtre.Et encore, à trois heures et demie de longueur avec deux brèves entractes, cette oeuvre épique débordant d’énergie doit en laisser un peu de côté au niveau du scénario et de la profondeur des personnages. Après tout, la version filmée de la trilogie de Peter Jackson s’étendait sur plus d’une dizaine d’heures.

Toutefois, les prouesses sonores et visuelles équivalent certainement aux prouesses numériques des trois films de Peter Jackson et vont bien au-delà de l’émerveillement suscité par les performances du Cirque du Soleil.

En fait, tout se tient solidement dans cette production théâtrale: la sonorité, la musique, l’éclairage, les costumes. Parfois, les dialogues sont livrés avec beaucoup de puissance, mais même là, on demeure dans les limites de la pièce.

Le Seigneur des Anneaux en version théâtrale n’est pas une comédie musicale dans le sens conventionnel du terme, et les producteurs ont insisté pour qu’il en soit ainsi. Ce qui n’empêche pas les personnages de chanter allègrement. Une trame musicale de qualité qu’on doit au compositeur indien A.R. Rahman, au groupe folklorique finlandais Varttina et au britannique Christopher Nightingale.

Et la magie de Tolkien s’empare des lieux, avec des Hobbits pourchassant des lucioles dans les allées et sur les balcons. On se croirait dans leur pays verdoyant, la Comté, avant même que le rideau ne se lève et que la sombre histoire de Sauron, véritable seigneur des ténèbres et de ses Nazguls, des anciens rois maudits, ne prenne son envol.

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Le moment sans doute le plus mémorable est la mort présumée du bon sorcier Gandolf, tombé sous les griffes du féroce Balrog. Les spectateurs peuvent même sentir le souffle brûlant de la bête et la fumée alors que des débris tombent tout autour.

Une autre belle scène survient lors du mariage d’Aragorn et de la princesse elfe. Cette fois, des pétales de fleurs multicolores tombent du plafond. Il va sans dire que le théâtre a besoin d’un nettoyage en règle à la fin de chaque représentation.

Cela dit, tout ne peut être qu’effets visuels, les acteurs et actrices se doivent de bien camper leur personnage. Michael Therriault joue le rôle de Gollum, un être repoussant et torturé qui jaillit d’un peu partout et même d’un des balcons sur les côtés.

Brent Carver, évidemment, se doit d’incarner la noblesse dans le rôle de Gandalf, et Evan Buliung, le futur roi Aragorn, doit être héroïque et d’une grande force de caractère. Et que dire de James Loye, à qui revient le rôle du sympathique et courageux Frodon. Peter Howe est Sam Sagace, son compagnon d’infortune. Chez les méchants, Richard McMillan incarne à perfection l’effroyable sorcier Saromane.

La pièce est présentée au Princess of Wales Theatre, au centre-ville de Toronto. Si l’extraordinaire spectacle vous tente, il vous faudra payer entre 56 $ et 125 $ par personne pour y assister.

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