Le Nobel de chimie pour des travaux sur les récepteurs cellulaires


11 octobre 2012 à 13h19

10 oct 2012 13h53

STOCKHOLM, Suède – Le prix Nobel de chimie 2012 a été attribué mercredi aux Américains Robert Lefkowitz et Brian Kobilka pour leurs travaux sur des récepteurs qui permettent aux cellules de l’organisme de capter les signaux venant de l’extérieur. Des recherches cruciales pour améliorer l’efficacité des traitements médicaux et réduire les effets secondaires.

Ces deux chercheurs sont récompensés pour « leurs découverts fondamentales qui ont dévoilé les mécanismes internes d’une famille de récepteurs très importante: les récepteurs couplés aux protéines G », précise l’Académie royale des sciences de Suède dans un communiqué.

Ces capteurs situés à la surface des cellules sont sensibles à la lumière, aux odeurs, aux goûts, ainsi qu’à un grand nombre d’hormones, comme l’adrénaline ou la sérotonine. Ils sont indispensables pour que les cellules des muscles, des yeux, du foie ou encore des poumons puissent interagir et travailler de concert. Grâce à ces récepteurs, une augmentation de l’adrénaline déclenchée au niveau du cerveau, par exemple, sera détectée par les cellules du coeur, qui vont alors augmenter leur rythme pour répondre à ce signal d’alarme.

Près de la moitié des médicaments agissent sur l’organisme par l’entremise de ces récepteurs. Les travaux de Robert Lefkowitz et Brian Kobilka sont cruciaux pour mettre au point des traitements plus efficaces, tout en réduisant leurs effets secondaires indésirables, ont précisé les représentants du comité Nobel.

L’annonce du prix Nobel « a été un choc et une surprise totale », a déclaré Robert Lefkowitz, joint par téléphone au cours de la conférence à Stockholm. « Lorsque le téléphone a sonné, je ne l’ai pas entendu: je dois vous avouer que je dors avec des bouchons d’oreilles. C’est ma femme qui m’a donné un coup de coude pour me réveiller », a relaté le chercheur. « Je crois que je vais avoir une journée très chargée, je vais devoir annuler mon rendez-vous chez le coiffeur, et pourtant j’en ai bien besoin! », a-t-il poursuivi avec humour.

Robert Lefkowitz a isolé pour la première fois des récepteurs couplés aux protéines G au tout début des années 1970. Dans les années 1980, avec Brian Kobilka qui avait rejoint son équipe, M. Lefkowitz a mis en évidence le fait que ces récepteurs formaient une famille et fonctionnaient de la même façon. En 2011, M. obilka a obtenu une image de l’un de ces récepteurs au moment où il est activé par une hormone. Une réalisation majeure, a estimé le comité Nobel.

Robert Lefkowitz, 69 ans, est professeur au Centre médical de l’université Duke, en Caroline du Nord. Brian Kobilka, 57 ans, travaille à l’École de médecine de l’université Stanford, en Californie.

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