La Russie revendique la majeure partie des profondeurs de l’Arctique

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MOSCOU (AP) – Des scientifiques espèrent plonger sous le Pôle Nord cette semaine afin d’y laisser une capsule en titane contenant un drapeau russe, signe de la revendication de Moscou sur la majeure partie des profondeurs de l’océan Arctique et de leurs richesses énergétiques potentielles.

Si ces efforts ne sont pas réduits à néant par l’épaisseur des glaces, ils pourraient marquer le début officiel d’une guerre diplomatique très froide pour l’Arctique, l’une des dernières frontières terrestres pour le secteur énergétique.

Le vaisseau de recherches Akademik Fédorov et le brise-glace nucléaire Rossia, ont quitté Mourmansk en direction du Pôle Nord.

Cette expédition, la deuxième du genre en quelques mois, vise à appuyer les revendications de la Russie sur quasiment 1,2 million de kilomètres carrés de l’Arctique qui, d’après certaines estimations, contiendraient 10 milliards de tonnes en gisements de pétrole et de gaz.

Avec le recul de la banquise, que des scientifiques attribuent au changement climatique, les eaux de l’Arctique deviennent plus navigables et leurs richesses plus exploitables par un monde affamé d’énergie.

Les fonds largement inexplorés pourraient contenir de vastes gisements de gaz et de pétrole, alors que les réserves pétrolières récupérables de plusieurs pays bordant l’Arctique, dont la Russie, les États-Unis et la Norvège, s’épuisent rapidement.

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Une centaine de scientifiques à bord de l’Akademik Fédorov vont tenter de trouver des éléments prouvant que la dorsale de Lomonossov, une ride montagneuse sous-marine de 2 000 km reliant la Russie et le Groenland, est une extension géologique de la Russie, et que Moscou peut ainsi la revendiquer conformément à la Convention de l’ONU sur le droit de la mer.

Les Nations unies avaient rejeté une première requête russe datant de 2002 mais le Kremlin pourrait soumettre un nouveau dossier en 2009.

Moscou se heurte aux scientifiques danois qui espèrent prouver que la dorsale de Lomonossov prolonge le territoire du Groenland et non de la Russie.

D’après Thorkild Meedom, du ministère danois des Sciences, des scientifiques danois et canadiens à bord de deux brise-glaces conduisent actuellement des études cartographiques dans la région.

Le 9 juillet, le premier ministre Stephen Harper a annoncé que son pays envisageait de consacrer sept milliards $ à la fabrication de huit bateaux de patrouille dans l’Arctique. Il estime que rien n’est aussi fondamental que protéger l’intégrité territoriale du Canada.

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