La politique de bilinguisme de l’Université d’Ottawa critiquée

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OTTAWA (PC) – Une soixantaine de professeurs, chercheurs, intellectuels, étudiants et dirigeants de la francophonie ont uni leurs voix la semaine dernière pour critiquer de façon virulente la politique de bilinguisme de l’Université d’Ottawa.

Dans une lettre ouverte adressée au recteur Gilles Patry, les 68 signataires affirment que le français n’a cessé de reculer «depuis au moins 10 ans». Les signataires ne s’opposent pas à l’objectif de l’université de devenir l’une des meilleures au Canada. Mais ces «visées expansionnistes» se font au détriment des francophones, disent-ils.

«Nous souhaitons que l’Université poursuive son développement, mais dans le respect de ses obligations envers la culture francophone en Ontario et le bilinguisme.» Les signataires proposent -notamment la création d’un poste d’ombudsman à la francophonie.

L’idée de cette lettre a germé en novembre dernier lors d’une journée d’étude et de réflexion sur la place du français, un événement organisé par l’Association des étudiants diplômés en études politiques.

La lettre ouverte est signée par plusieurs professeurs et des responsables de départements de l’université, incluant le vice-doyen de la Faculté des études supérieures et post-doctorales, André Cellard, la professeure Linda Cardinal de la Chaire de recherche sur la francophonie, et Jean Delisle, directeur de l’École de traduction et d’interprétation. Charles Taylor, philosophe connu et professeur à l’Université McGill à Montréal, et le sociologue Guy Rocher, de l’Université de Montréal, ont également signé la lettre.

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