La peine de mort pour une conversation avec Mahomet sur Twitter

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à 06h59 HNE, le 12 février 2012.

Les autorités malaisiennes ont renvoyé dimanche vers l’Arabie Saoudite un jeune journaliste saoudien accusé de propos blasphématoires contre le prophète Mahomet sur le réseau Twitter, a annoncé un responsable de la police à Kuala Lumpur.

Le journaliste âgé de 23 ans, Hamza Kashgari, risque la peine de mort. Le jeune homme, qui travaille pour un journal de Jeddah, avait fui vers la Malaisie où il a été arrêté jeudi à son arrivée. Il a reçu des menaces de mort après avoir publié sur son compte Twitter une conversation fictive, jugée blasphématoire, entre lui et le prophète Mahomet.

D’après un porte-parole de la police malaisienne, Ramli Yoosuf, Hamza Kashgari a été remis dimanche matin aux autorités saoudiennes et renvoyé vers l’Arabie Saoudite par avion. Le transfert a été géré par les autorités saoudiennes, a ajouté le porte-parole en expliquant ne pas pouvoir fournir d’autres détails.

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Le ministre malaisien de l’Intérieur Hishammuddin Hussein a déclaré que la question d’éventuelles poursuites contre le journaliste « est du ressort des autorités saoudiennes ».

Muhammad Afiq Mohammad Nor, l’avocat du journaliste, a dénoncé une procédure illégale, soulignant qu’il avait obtenu une décision de justice pour empêcher l’expulsion de son client. L’avocat a déclaré ne pas en avoir été informé par la police et procéder à des vérifications.

Il redoute que le jeune homme ne puisse bénéficier « d’un procès équitable » en Arabie Saoudite. Il risque de surcroît la peine de mort s’il est reconnu coupable d’apostasie, a expliqué Me Nor à l’Associated Press. Amnesty International a demandé la remise en liberté de Hamza Kashgari, un « prisonnier d’opinion ».

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a de son côté souligné que le journaliste risque en Arabie Saoudite « une condamnation pratiquement certaine et la peine de mort pour accusations d’apostasie ».

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