La GRC confirme l’identité des deux Canadiens impliqués dans l’attentat en Algérie

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à 15h43 HAE, le 4 avril 2013.

OTTAWA – La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a confirmé jeudi que les restes de Ali Medlej et Xristos Katsiroubas, tous deux de London, en Ontario, étaient parmi les restes humains retrouvés sur les lieux d’une attaque terroriste mortelle en Algérie.

Les deux jeunes Canadiens auraient joué des rôles clefs dans l’attentat survenu en janvier, au cours duquel 38 otages et 29 militants ont été tués.

La police fédérale n’a pas donné plus de détails, jeudi, et a demandé l’aide du public dans la poursuite de l’enquête.

La GRC demande à quiconque aurait de l’information sur la façon dont le duo a quitté le Canada de la contacter. Elle a ajouté que même des bribes d’information pourraient aider l’enquête.

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Les policiers se disent préoccupés que des Canadiens se radicalisent au point de devenir violents, et ont demandé l’aide de la population pour stopper ce phénomène.

Il y a quelques jours, citant des sources anonymes, la CBC avait déjà identifié Ali Medlej et Xristos Katsiroubas comme étant les Canadiens dont les cadavres ont été découverts à la suite du carnage en Algérie.

En tournée au Moyen-Orient, le ministre Baird n’a pas voulu commenter directement la nouvelle mardi, s’en remettant au ministre de la Sécurité publique Vic Toews et à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

M. Baird a toutefois noté que la radicalisation des jeunes adultes est un problème auquel font face de nombreux pays occidentaux. Il va sans dire que tous veulent se «réengager» pour combattre ce véritable défi, a-t-il ajouté.

Après l’attentat sur le site gazier, le premier ministre de l’Algérie avait indiqué que deux Canadiens figuraient parmi les ravisseurs, ce qui n’avait pas été confirmé par le Canada. Mardi, M. Baird a expliqué qu’il n’en avait alors simplement pas la preuve.

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Émoi à London

Des leaders musulmans de London, en Ontario, se sont distanciés, mardi, des deux jeunes hommes, espérant que ce geste ne ternira pas l’image de leur communauté.

L’Association musulmane de London a tenu une conférence de presse pour se dissocier des gestes allégués d’Ali Medlej et de Xristos Katsiroubas, tous les deux dans la vingtaine.

Selon la CBC, les deux hommes, qui se seraient connus à l’école secondaire à London.

L’imam Munir El-Kassem a soutenu mardi que personne à qui il avait parlé dans la communauté musulmane de London ne connaissait l’un des deux hommes ou leur famille.

Il a souligné que si les deux présumés terroristes étaient à la recherche d’idées radicales, ils ne les auraient pas trouvées dans la communauté musulmane de London, mais que de la désinformation à propos de l’islam circulait abondamment sur internet.

Selon M. El-Kassem, la communauté musulmane de London est pacifique et n’approuve pas les points de vue radicaux.

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