La Corée du Nord refuse tout dialogue avec le Sud

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à 12h03 HAE, le 14 avril 2013.

PYONGYANG, Corée du Nord – La Corée du Nord a refusé dimanche la proposition de la Corée du Sud d’ouvrir un dialogue afin d’atténuer les tensions, la rejetant en la qualifiant de «truc astucieux» de son rival.

Les tensions sont vives depuis plusieurs semaines dans la péninsule coréenne, surtout depuis que Pyongyang a menacé d’attaquer Séoul et Washington pour avoir pris part à des exercices militaires conjoints et avoir appuyé les sanctions des Nations Unies imposées à la Corée du Nord pour un test nucléaire effectué en février dernier.

Mardi, la Corée du Nord avait conseillé à tous les étrangers de quitter la Corée du Sud, affirmant que les deux pays sont au bord de la guerre nucléaire.

Même si les menaces sont considérées comme étant essentiellement rhétoriques, les représentants des États-Unis et de la Corée du Sud ont dit qu’ils croient que la Corée du Nord pourrait lancer un missile de moyenne portée destiné à atteindre le territoire américain de Guam.

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Pyongyang s’en est aussi pris directement à Séoul en retirant plus de 50 000 travailleurs nord-coréens du complexe industriel conjoint situé dans la ville frontalière de Kaesong, tout juste au nord de la zone démilitarisée, et en en empêchant l’accès aux Sud-Coréens.

Jeudi dernier, Séoul a exhorté Pyongyang de relancer les opérations au complexe industriel. Le président sud-coréen Park Geun-hye a promu le processus de paix avec la Corée du Nord, en contradiction avec la politique interne de sa prédécesseure, Lee Myung-bak.

Dimanche, le Comité international de liaison pour la réunification et la paix en Corée — un organisme de la Corée du Nord — a dit que Pyongyang n’avait pas l’intention de discuter avec Séoul à moins que la Corée du Sud cesse son attitude de confrontation.

Avertissement de Washington

Le secrétaire d’État américain John Kerry, qui se trouve dans la région afin de coordonner la réponse des alliés aux Américains et de la Chine, a averti la Corée du Nord de ne pas effectuer de test de lancement d’un missile, ajoutant que ce serait un geste de provocation qui ne fera «qu’augmenter le ressentiment des gens» et isoler davantage le pays et sa population.

M. Kerry était à Tokyo dimanche après avoir rencontré les dirigeants chinois à Pékin samedi. À Tokyo, M. Kerry et le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, a ouvert la porte à des pourparlers directs avec la Corée du Nord si certaines conditions sont respectées. M. Kerry a dit que les États-Unis «sont prêts à entamer des pourparlers» avec la Corée du Nord, mais que Pyongyang doit d’abord atténuer les tensions et honorer ses ententes précédentes.

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La Maison bleue, la résidence du président sud-coréen, a indiqué que le refus de la Corée du Nord d’ouvrir un dialogue était «très regrettable». Un communiqué émis par la Maison bleue a exhorté la Corée du Nord à adopter des mesures responsables afin d’atténuer les difficultés vécues par les travailleurs sud-coréens du complexe industriel conjoint.

Les deux Corées sont techniquement toujours en guerre parce que le conflit de 1950 à 1953 s’est terminé par un armistice, et non un traité de paix. Les États-Unis ont stationné environ 28 500 soldats en Corée du Sud afin de décourager toute agression potentielle de la Corée du Nord.

La Corée du Nord célébrera lundi prochain le 101e anniversaire de naissance de son fondateur, Kim Il-sung, dont le fils Kim Jong-il a dirigé le pays de 1994 à 2011, suivi par son petit-fils Kim Jong-un, actuellement âgé de 30 ans.

Cyberattaque

Par ailleurs, des responsables sud-coréens ont indiqué mercredi que la Corée du Nord était responsable de la cyberattaque qui a paralysé des dizaines de milliers d’ordinateurs et de serveurs sud-coréens le mois dernier.

Ils ont ajouté que les résultats préliminaires de l’enquête permettent de croire que l’attaque a été orchestrée par une agence militaire de renseignement.

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Les enquêteurs ont décelé des similitudes entre la cyberattaque du mois dernier et de précédentes attaques informatiques attribuée à l’agence nord-coréenne. Ils ont souligné que 75 logiciels malveillants ont été utilisés au cours de la cyberattaque, dont 30 qui étaient déjà connus.

Les enquêteurs croient que six ordinateurs nord-coréens ont été utilisés pour attaquer les serveurs sud-coréens à partir d’un millier d’adresses IP dans 40 pays différents. La trace de 13 de ces adresses IP a été remontée jusqu’en Corée du Nord. Les attaques auraient été planifiées pendant huit mois.

L’attaque a ciblé 48 000 ordinateurs et banques en Corée du Sud, nuisant à leurs activités pendant quelques jours. Aucune donnée confidentielle n’aurait toutefois été compromise.

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