Irak: troisième journée d’attentats meurtriers

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à 12h53 HAE, le 18 mai 2013.

BAGDAD – Des hommes armés ont tué un policier anti-terroriste et sa famille à Bagdad, samedi, tandis que des ravisseurs ont enlevé huit policiers à un poste frontalier d’une autoroute reliant l’Irak à la Jordanie et à la Syrie.

Parallèlement à ces événements, des assaillants ont abattu un leader religieux sunnite dans le sud du pays, une région à majorité chiite.

Ces violences surviennent après trois jours consécutifs d’attentats, qui avaient déjà fauché la vie de 130 personnes à travers tout le pays. Un marché, une mosquée et un arrêt d’autobus ont été la cible d’attaques dans des violences entre les communautés chiite et sunnite. La flambée de violence des dernières semaines ravive par ailleurs les craintes que l’Irak ne tombe à nouveau dans un cycle de violences sectaires, comme cela avait été le cas en 2007.

L’attaque la plus sanglante de samedi a été perpétrée par des hommes armés, qui se sont introduits par effraction dans la maison d’un policier anti-terroriste dans le quartier al-Rasheed, dans la périphérie sud de Bagdad. Un capitaine du réseau anti-terroriste y a été tué, de même que son épouse et leurs deux enfants. Les assaillants ont ensuite abattu un autre policier, qui tentait de les intercepter, à leur sortie du district.

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Dans la province sunnite d’Anbar, dans l’ouest irakien, des hommes armés ont enlevé huit policiers qui gardaient un poste de contrôle de l’autoroute principale reliant l’Irak à la Jordanie et à la Syrie, ont indiqué deux représentants des forces policières. L’enlèvement s’est produit samedi sur une route déserte à l’ouest de Bagdad, ont-ils poursuivi. Plus tôt dans la journée, les forces de sécurité et des hommes armés s’étaient affrontés dans la région, alors que la police tentait d’arrêter un cheik sunnite soupçonné d’avoir assassiné trois agents des services secrets de l’armée, le mois dernier. Les autorités irakiennes avaient offert une prime pour quiconque permettrait l’arrestation ou donnerait de l’information concernant le cheik et deux autres suspects dans cette affaire.

Par ailleurs, un leader sunnite a lui aussi été assassiné par des hommes armés samedi, alors qu’il quittait sa maison de Basra, dans le sud de l’Irak, selon ce qu’ont rapporté les autorités.

À cela s’ajoute la mort de deux soldats irakiens, tandis que deux autres ont été blessés dans l’explosion d’une bombe en bordure d’une route. Les militaires venaient d’arriver sur les lieux d’une explosion s’étant produite plus tôt dans la ville de Mosul, dans le nord du pays, et devaient inspecter le site.

Un représentant des forces de l’ordre a également rapporté que l’explosion d’une autre bombe en bordure de route avait touché une patrouille policière dans la banlieue nord de Bagdad, tuant un policier et faisant deux blessés.

Des porte-paroles d’établissements hospitaliers ont confirmé le bilan des victimes.

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Jeudi, des attentats à la voiture piégée avaient frappé des quartiers chiites de la capitale irakienne.

La première déflagration a frappé un arrêt d’autobus et de taxi pendant l’heure de pointe matinale dans le quartier Sadr City de l’est de la ville. Neuf personnes ont été tuées, dont un enfant âgé de sept ans, et 16 personnes ont été blessées dans l’attaque, ont indiqué deux officiers.

Une autre voiture piégée a fait trois victimes civiles et en a blessé 14 autres à un stand de taxi dans un petit marché dans une banlieue de l’est de la ville.

Dans le district Chikok, au nord de la ville, deux civils ont été tués et 10 autres ont été blessés lorsqu’une bombe à la voiture piégée a raté une patrouille de police qui passait par là, ont expliqué deux policiers.

Dans un autre quartier au sud-ouest de la ville, des hommes armés en voiture ont ouvert le feu sur le frère d’un politicien sunnite, le tuant et blessant deux de ses gardes du corps.

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Ailleurs au pays, dans la ville de Mossoul, un kamikaze a fait foncer sa voiture sur un point de contrôle militaire, tuant deux soldats et en blessant trois autres. Dans une autre partie de la ville, une voiture piégée avait blessé deux civils.

Enfin, un kamikaze a fait détonner sa ceinture d’explosifs près d’une mosquée chiite dans la ville multiethnique de Kirkuk après qu’on lui eut refusé l’accès. Quatre personnes ont été tuées et 42 autres ont été blessées. Il semblerait que l’attaquant ciblait un service funéraire à l’intérieur de la mosquée.

Mercredi, des violences en Irak avaient fait 33 morts.

L’attaque la plus meurtrière est survenue près d’un arrêt d’autobus dans le quartier de Sadr City, où au moins 7 personnes ont été tuées et 20 autres blessées, ont indiqué des représentants des forces policières et d’hôpitaux, sous le couvert de l’anonymat. Ils ont ajouté qu’au total, 11 attentats avaient été commis à Bagdad mercredi, de même que dans les villes de Kirkouk et de Tarmiyah.

Aucun groupe n’a revendiqué les attaques, bien que ce genre d’attentat soit habituellement perpétré par la branche d’al-Qaïda en Irak et d’autres groupes d’insurgés sunnites.

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Plus tôt, dans la journée de mercredi, des responsables irakiens avaient rapporté l’explosion de deux voitures piégées dans la région de Kirkouk.

Une première voiture piégée a explosé au centre-ville de Kirkouk, aux environs de 15 h, tuant trois personnes et en blessant huit autres, avait précisé le chef de police adjoint de la ville, le major-général Torhan Abdul-Rahman Youssef. Une heure plus tard, une autre voiture a explosé dans la même zone de la ville, faisant cette fois-ci quatre morts, soit une famille composée de deux enfants et leurs parents.

Kirkouk abrite des communautés arabe, kurde et turkmène, qui ont toutes des prétentions sur l’administration de la région, riche en pétrole. Les Kurdes souhaitent l’intégrer à leur région autonome du nord de l’Irak, mais les Arabes et les Turkmènes s’y opposent.

Parallèlement à ces événements, un kamikaze au volant d’une moto avait foncé sur une patrouille de police, tuant deux policiers et blessant huit autres personnes dans la ville de Tarmiyah, à environ 50 kilomètres au nord de Bagdad, avait indiqué un représentant des forces de l’ordre.

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