Irak: nouveaux attentats meurtriers

Partagez
Tweetez
Envoyez

à 23h18 HAE, le 20 juillet 2013.

BAGDAD – Une vague coordonnée de sept attentats à la voiture piégée a frappé les rues commerciales de quartiers chiites de Bagdad, samedi soir, dans le cadre d’une série de gestes de violence qui ont fait au moins 46 victimes dans la capitale irakienne et dans d’autres villes.

Les attaques ont été commisesà la suite du repas du soir qui vient rompre quotidiennementle jeûne du ramadan chez les musulmans. Après le coucher du soleil, les fidèles sont nombreux à se réunir dans les commerces pour se détendre après une journée complète de privations.

Depuis le début du mois saint chez les musulmans le 10 juillet dernier, les attaques se multiplient à une vitesse vertigineuse. Un décompte dressé par l’«Associated Press» fait déjà état de plus de 250 victimes.

Ce véritable bain de sang réveille de vieilles craintes chez les Irakiens qui vivent dans l’angoisse de revivre le scénario qui s’était produit dans la foulée de l’invasion américaine en 2003.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Les plus récents attentats n’ont pas été revendiqués.

Par contre, l’idée de viser successivement plusieurs cibles chiites est une stratégie qui a souvent été mise de l’avant par la branche locale d’Al-Qaïda.

Un officier supérieur des services irakiens de surveillance, qui n’est pas autorisé à parler ouvertement à la presse, a affirmé sous le couvert de l’anonymat que les attaques portaient la signature d’Al-Qaïda.

Vendredi

Une bombe a explosé dans une mosquée sunnite du centre de l’Irak au moment de la prière de la mi-journée, vendredi, tuant au moins 17 personnes.

Les violences se multiplient en Irak depuis le début du Ramadan, le mois saint des musulmans. Depuis le 9 juillet, près de 200 Irakiens ont été tués dans des attentats.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

L’explosion de vendredi a frappé la mosquée Abu Bakir al-Sideeq dans la ville de Wijaihiya, à environ 80 kilomètres au nord-est de Bagdad, a déclaré un membre du conseil provincial de Diyala, Sadiq al-Husseini. L’attentat a fait au moins 17 morts, a-t-il dit.

La province de Diyala a été le théâtre de certains des plus violents combats entre les troupes américaines et les insurgés irakiens, et les attaques terroristes continuent d’y être fréquentes. La région, qui comprend autant des sunnites que des chiites, est un terrain d’affrontement entre les milices chiites et les insurgés sunnites depuis plusieurs années.

«Le terrorisme vise tous les groupes religieux de Diyala. Les attaques visent les mosquées sunnites et chiites, les funérailles et les terrains de football pour entraîner la province dans un conflit interreligieux. Toutes les victimes étaient des civils», a déclaré M. Al-Husseini, en lançant un appel au calme. «J’appelle tous les résidants de Diyala à faire preuve de retenue».

Des policiers et des responsables d’hôpitaux ont confirmé le bilan des victimes sous le couvert de l’anonymat. Ils ont également rapporté que l’attentat avait fait plus de 50 blessés et ont prévenu que le nombre de victimes pourrait augmenter.

L’attaque s’est produite alors que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, achevait une tournée de deux jours en Irak en visitant des mausolées chiites dans les villes saintes de Najaf et Kerbala, au sud de Bagdad. Rien n’indique que l’attentat ait un lien avec sa visite.

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur