H7N9: un garçonnet survit au virus

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à 13h40 HAE, le 10 avril 2013.

PÉKIN, Chine – Un garçonnet de quatre ans se remet d’une infection au virus de la grippe aviaire A(H7N9) qui a maintenant fait neuf victimes en Chine, ont indiqué les responsables mercredi.

Le petit résidant de Shanghaï fait partie des 33 personnes dont l’infection par le virus a été confirmée. L’agence officielle Chine nouvelle affirme que l’enfant est le premier à se remettre complètement et à obtenir son congé de l’hôpital.

Cinq nouvelles infections ont été annoncées mercredi: deux à Shanghaï, deux dans la province du Jiangsu et une dans la province du Zhejiang. Ces deux provinces sont limitrophes de Shanghaï.

Le premier ministre chinois, Li Keqiang, a affirmé aux membres du gouvernement que l’épidémie demeure sous contrôle.

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La Chine a annoncé les premiers cas d’infection au virus H7N9 le 31 mars, mais rien n’indique pour l’instant que le virus puisse se transmettre d’une personne à une autre.

Chine nouvelle a aussi annoncé mercredi l’arrestation, dans le sud-ouest de la Chine, de trois personnes qui auraient affirmé en ligne que le virus avait été détecté dans un marché de volailles de la province de Guizhou.

Par ailleiurs, l’Organisation mondiale de la Santé discute avec Pékin de l’envoi d’experts internationaux en Chine.

Le directeur de l’OMS en Chine, Michael O’Leary, a expliqué aux journalistes lundi que l’agence onusienne croit la Chine capable de gérer la situation elle-même, mais qu’un intérêt international croissant envers le virus pourrait justifier l’envoi d’une équipe médicale.

Il a rappelé que l’OMS est notamment responsable d’assurer la transmission de données entre la Chine et le reste de la planète.

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Les scientifiques chinois ont entrepris de développer un vaccin contre le virus H7N9, mais un responsable a indiqué qu’il pourrait ne pas être nécessaire si le virus ne se manifeste que sporadiquement et qu’il ne semble pas se transmettre d’un humain à un autre.

Le ministère chinois de l’Agriculture a ordonné à Shanghai d’interrompre son commerce de volailles vivantes et d’abattre tous les oiseaux dans les marchés où le virus a été détecté.

Les capitales des provinces de Zhejiang et de Jiangsu ont également suspendu les ventes de volailles vivantes après que des cas d’infection au virus H7N9 eurent été découverts sur leur territoire respectif.

Contagion d’humain à humain?

Les responsables de la santé publique croient que les victimes ont contracté le virus en entrant en contact avec des volailles infectées et rien ne permet de croire, pour l’instant, que le virus se transmet aisément d’une personne à une autre.

Le ministère chinois de l’Agriculture a confirmé, en fin de journée jeudi, que le virus de la grippe aviaire H7N9 a été retrouvé chez des pigeons vivants mis en vente dans un marché de Shanghaï. La destruction des oiseaux du marché Huhuai a débuté jeudi soir après une décision du comité agricole de la ville.

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La télévision officielle a diffusé vendredi des images d’employés vêtus de vêtements protecteurs et de masques qui prenaient des notes à proximité de sacs de plastique remplis d’oiseaux morts. Le secteur était interdit d’accès et surveillé par la police. Le virus H7N9 semble pouvoir infecter les oiseaux sans les rendre malades, ce qui le rend plus difficile à détecter que le virus H5N1 mieux connu.

L’Organisation mondiale de la Santé a demandé à tous les pays qui détecteraient une infection à l’influenza A sans être en mesure de l’identifier avec plus de précision de communiquer avec elle.

Pas de cas au Canada

L’Agence de la santé publique du Canada a indiqué jeudi que le virus de la grippe H7N9 n’a pas été observé chez des oiseaux au Canada. Aucun cas de maladie humaine associé au virus H7N9 qui sévit en Chine n’a été signalé au Canada, a ajouté l’agence fédérale.

La directrice de la préparation aux pandémies à l’agence, le docteur Barbara Raymond, a indiqué que le risque pour les Canadiens semble pour l’instant très faible. Le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg fournira bientôt aux provinces et territoires les tests dont ils ont besoin pour repérer le nouveau virus.

Un expert médical de l’agence est sur place, à Pékin, et assure la liaison avec les responsables de la prévention des maladies infectieuses en Chine dans le cadre de la présente éclosion.

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Les premiers cas ont été recensés il y a moins d’une semaine. Quelques-unes des victimes sont tombées malades il y a plusieurs semaines, mais ce n’est que tout récemment que le virus H7N9 a été mis en cause.

Le virus semble pouvoir infecter les volailles sans qu’elles ne présentent de symptômes, ce qui complique sa détection. Le virus aurait aussi acquis la capacité d’infecter les porcs, augmentant les risques de transmission aux humains.

Cette souche de grippe aviaire pourrait être plus difficile à pourchasser que la souche mieux connue du H5N1, ont prévenu des chercheurs mercredi dernier.

Q & R

Q: Qu’est-ce que le virus H7N9 et que connaissons-nous de lui?

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R: La souche H7N9 — nom de la combinaison de protéines sur sa surface — a infecté au moins 16 personnes en Chine depuis février, tuant six d’entre elles, selon l’agence Chine nouvelle. Les derniers cas remontent à jeudi, quatre jours après les premières annonces de cas. Les symptômes incluent de la fièvre et des problèmes respiratoires, y compris des pneumonies sévères. Encore beaucoup d’éléments restent inconnus de ce virus, entre autres comment les gens le contractent, mais les scientifiques préviennent qu’il contient des marqueurs génétiques qui pourraient aider à l’infection des humains.

Q: La population devrait-elle être préoccupée par le virus H7N9?

R: Présentement, les experts disent qu’il n’y a aucune raison de s’alarmer, mais ils le surveillent de très près. Aucune preuve n’existe comme quoi le virus se propage de personne à personne et aucun cas n’a été rapporté à l’extérieur de la Chine. Des échantillons ont été collectés des personnes infectées et le Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies partage des séquences génétiques avec des scientifiques de l’extérieur. Cela permet aux meilleurs experts en grippe d’étudier le virus, afin de cerner les mutations qui pourraient être dangereuses. Ils soutiennent que la volaille et ses produits sont sécuritaires à être consommés, en autant qu’ils soient bien cuits.

Q: Existe-il un vaccin?

R: Aucun vaccin n’existe. Cependant l’Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires travaillent actuellement à isoler et identifier des virus qui seraient utilisés pour fabriquer de futurs vaccins si nécessaire. Cela prendrait des mois avant de produire une première dose.

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Q: Le virus H7N9 de la grippe aviaire est-il si différent du virus H5N1 dont tout le monde se préoccupait dans le passé?

R: Le virus H5N1 est hautement létal chez les oiseaux, le rendant plus facile à identifier dans la volaille. Le virus H5N1 est un virus de l’influenza aviaire et ne s’est pas propagé à d’autres espèces, comme les porcs. La plupart des humains infectés ont été en contact direct avec des oiseaux infectés. Les scientifiques ont porté une attention particulière à ce virus depuis sa première apparition à Hong Kong en 1997. Il a refait surface en 2003 et a, depuis, tué au moins 371 personnes. Soixante pour cent des personnes infectées sont décédées. Les experts ont longtemps eu peur que ce virus prenne une forme qui pourrait se transmettre facilement de personne à personne, ce qui aurait déclenché une pandémie.

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