Guerre civile en Syrie: 115 policiers tués par les rebelles à Alep?

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à 07h06 HNE, le 4 mars 2013.

BEYROUTH – Au moins 115 policiers ont été tués et 50 autres blessés par les rebelles syriens dans la ville d’Alep, au cours de combats pour le contrôle d’une académie de police de la ville, a indiqué lundi un quotidien favorable au régime.

Le quotidien Al-Watan accuse des terroristes de s’être rendus coupables d’un massacre.

Dimanche, l’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, a annoncé que les rebelles se sont emparés de l’académie de Kahn al-Asal à l’aide de chars capturés au régime. L’observatoire affirme que les combats ont coûté la vie à au moins 120 soldats et 80 rebelles.

Le conflit syrien a éclaté en mars 2011. Les Nations unies estiment que quelque 70 000 personnes ont été tuées depuis deux ans.

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Des combats violents opposant soldats et insurgés ont éclaté la semaine dernière autour de l’académie de police d’Alep, dans le nord de la Syrie.

Les corps de dix hommes qui semblaient avoir été abattus d’une balle dans la tête ont aussi été retrouvés le long d’une route près de Damas, selon des militants syriens. Un des hommes avait été décapité.

Des rebelles appuyés par des chars capturés au régime tentaient de prendre le contrôle de l’académie de police d’Alep depuis la semaine dernière. Les insurgés affirment que cette école a été transformée en base militaire à partir de laquelle les forces gouvernementales bombardent les quartiers contrôlés par les rebelles.

L’agence de presse syrienne affirmait vendredi que les soldats qui défendaient l’académie ont tué des dizaines d’insurgés et détruit cinq de leurs véhicules. L’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, fait lui aussi état de combats féroces autour de l’académie de police, mais n’a pas fourni de bilan.

Mercredi, des avions de combat syriens avaient mené des frappes contre les rebelles qui tentent de prendre le contrôle de l’académie de police d’Alep.

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Alep, la plus grande ville de Syrie, est devenue un important front de la guerre civile syrienne depuis que les rebelles y ont lancé une offensive en juillet 2012. Les combattants de l’opposition ont lentement élargi le territoire qu’ils contrôlent à Alep, mais les affrontements ont laissé une bonne partie de la ville en ruines.

Installation stratégique

Des militants affirment que le gouvernement avait transformé l’académie de police en base militaire et qu’il s’en servait pour pilonner les bastions de l’opposition en périphérie de la ville, de même que des quartiers tenus par les rebelles dans la ville même.

Sa chute pourrait compliquer la tâche du régime quand vient le temps de pilonner les positions rebelles ou d’appuyer ses forces dans la ville.

Des vidéos mises en ligne depuis quelques jours montrent des insurgés tirant des roquettes improvisées contre l’académie ou encore l’attaquant avec des chars capturés. Ces images correspondent aux informations obtenues par l’Associated Press.

Mardi, le groupe new-yorkais de défense des droits de la personne Human Rights Watch a révélé que plus de 140 personnes ont été tuées par quatre frappes de missiles dans la région d’Alep la semaine dernière. La moitié des victimes seraient des enfants, selon HRW.

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Le groupe ajoute que les frappes ont touché des quartiers résidentiels, estimant qu’il s’agit d’un recrudescence des attaques illégales lancées contre la population civile de Syrie.

Un représentant de HRW qui a visité les lieux fait état d’au moins 20 édifices détruits là où chaque missile est tombé. Ces secteurs résidentiels ne semblaient abriter aucune cible militaire.

L’Observatoire a enfin révélé, mardi, qu’une attaque à la voiture piégée perpétrée en fin de journée lundi à Damas a coûté la vie à huit membres des forces de sécurité syriennes.

Bâtiment du 12e siècle

L’Observatoire a aussi indiqué que les affrontements se poursuivent autour de la mosquée des Omeyyades, qui date du 12e siècle et qui se trouve dans la portion fermée d’Alep, un site du patrimoine mondial de l’Unesco dont une partie a été incendiée lors de violences l’an dernier.

L’agence de presse syrienne précise que des «terroristes» ont provoqué des explosions près du mur méridional de la mosquée, l’endommageant légèrement. Le régime Assad qualifie les opposants de «terroristes».

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La mosquée, qui porte aussi le nom de Grande Mosquée d’Alep, a été construite au 12e sièce et se trouve près d’un marché couvert médiéval dans l’enceinte d’Alep, un site du patrimoine mondial de l’Unesco. La mosquée a été lourdement endommagée en octobre 2012 et le marché avait été dévasté par un incendie un mois plus tôt.

Les réfugiés affluent

La guerre civile a poussé des centaines de milliers de Syriens à fuir leur résidence pour trouver refuge ailleurs dans le pays ou à l’étranger.

La Jordanie a rapporté mercredi une nouvelle recrudescence du nombre de réfugiés syriens qui arrivent à sa frontière, alors que les combats s’intensifient dans le sud de la Syrie.

Un porte-parole du gouvernement jordanien chargé des réfugiés, Anmar Hmoud, a déclaré qu’environ 3000 réfugiés syriens étaient arrivés en Jordanie chaque jour récemment, portant à près de 420 000 le nombre total de Syriens réfugiés en Jordanie. Le camp de Zaatari abrite à lui seul plus de 105 700 réfugiés.

Selon les Nations unies, près de 925 000 déplacés syriens ont trouvé refuge dans les pays de la région depuis deux ans.

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Enfin, des responsables militaires israéliens rapportent qu’un mortier tiré depuis la Syrie est tombé sur le plateau du Golan contrôlé par Israël. Le mortier est tombé près d’un village qui se trouve à proximité de la frontière avec la Syrie, sans faire de blessés.

Israël a aussi annoncé avoir soigné et renvoyé chez eux six Syriens blessés qui s’étaient présentés à la frontière entre les deux pays sur le plateau du Golan, il y a deux semaines. Un septième Syrien membre du groupe est toujours hospitalisé en raison de la gravité de ses blessures.

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