Guerre au Mali: le France apprécierait une contribution financière du Canada

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à 15h59 HNE, le 17 janvier 2013.

OTTAWA – La France est reconnaissante de la contribution canadienne à la mission militaire au Mali — qui a pris la forme d’un avion de transport — mais un soutien financier à la force internationale serait également apprécié, a indiqué mercredi l’ambassadeur français à Ottawa.

Philippe Zeller a par ailleurs laissé entendre que l’utilisation de cet avion cargo C-17 pourrait s’avérer un peu plus longue que l’engagement prévu d’une semaine.

L’ambassadeur a émis cette suggestion mercredi, tout juste après que le président français François Hollande eut discuté par téléphone avec le premier ministre Stephen Harper.

Dans un communiqué concernant la conférence téléphonique, le bureau de M. Harper n’a cependant pas fait mention du possible prolongement de la mission de l’avion C-17.

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M. Zeller a également déclaré à La Presse Canadienne que la résolution des Nations unies sur le Mali, adoptée le mois dernier, entrouvre la porte pour que le Canada et d’autres pays soutiennent financièrement la mission internationale formée de militaires africains et français, y compris, à terme, 2500 soldats provenant de l’Hexagone.

M. Zeller, ainsi que l’ambassadrice du Mali et l’émissaire de la Côte-d’Ivoire, ont rencontré mercredi le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, pour discuter de stratégie à propos de cette crise.

Le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, est actuellement le président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), un important bloc politique régional.

M. Zeller a fait valoir que la résolution d’appui au Mali ouvrait la porte au Canada et à d’autres pays pour que ceux-ci puissent fournir des fonds afin de soutenir la mission internationale.

«Nous avons dans les jours qui viennent des étapes importantes, dont la mise en oeuvre de la résolution 2085, la manière dont les États membres concernés vont participer au financement [de la mission], ainsi que l’aide à apporter au Mali», a-t-il déclaré à la suite de la rencontre à Ottawa.

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L’ambassadeur rejette par ailleurs toute comparaison entre le Mali et l’Afghanistan, bien qu’il admette que la menace terroriste doit être contenue avant qu’elle ne déstabilise l’Afrique de l’Ouest.

«Il est clair qu’il ne s’agit pas seulement d’une attaque contre le Mali lui-même, mais contre la sécurité de la région entière de l’Afrique de l’Ouest. En ce sens, je ne partage pas l’opinion voulant qu’il n’y ait pas d’intérêt important de la part d’autres pays.»

La France endosse de plus en plus un rôle de gendarme en Afrique, alors que le Canada imite le Royaume-Uni et les États-Unis en demeurant dans l’ombre.

M. Zeller estime cependant qu’il est faux d’affirmer que la France est laissée seule par ses alliés occidentaux pour accomplir la plus grande partie du travail.

L’État français a répondu à une demande d’aide directe de la part du président malien, lorsqu’il est apparu que les insurgés, dans le Nord, étaient en position d’effectuer des gains dans le Sud, y compris la capitale Bamako. Vendredi dernier, la France a répliqué avec la première de ce qui devait être plusieurs dizaines de frappes aériennes.

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Au dire de l’ambassadeur Zeller, la France n’avait pas d’autre choix que «d’intervenir aussi tôt que possible lorsqu’il est devenu évident que ces terroristes étaient en voie de décider d’attaquer la partie sud du pays. «Il est désormais clair que sans une intervention, nous aurions pu avoir une très mauvaise situation à Bamako», a-t-il soutenu.

Des groupes liés à Al-Qaïda ont pris le contrôle du nord du pays et fait des avancées vers le sud. Selon les Nations unies, des dizaines de milliers de civils ont fui les zones de combat. La France a commencé des frappes aériennes la semaine dernière contre les rebelles et tente de freiner leur progression.

«Le coup en mars 2012 a sapé les progrès du Mali en tant que démocratie et a offert une ouverture aux extrémistes islamistes qui a eu des conséquences dévastatrices», a soutenu le porte-parole de M. Baird.

Le Canada souhaite que le Mali tienne des élections libres et justes dès que possible pour rétablir la confiance de la communauté internationale.

«Nous voulons les encourager à ne pas perdre de vue, ou minimiser, le besoin pour le Mali de revenir à une règle de droit constitutionnel et démocratique», a dit le porte-parole.

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L’avion canadien s’est posé au Mali

L’avion-cargo militaire canadien prêté à la France par le Canada s’est posé au Mali pour la première fois, jeudi matin, avec à son bord un véhicule blindé français.

L’appareil est parti de Le Tubé, en France, et a atterri à Bamako, la capitale malienne, à 10 h, heure locale (5 h, HNE).

Jay Paxton, un porte-parole du ministre de la Défense, Peter MacKay, a révélé qu’en plus du véhicule blindé, le gros Hercule C-17 transportait aussi de l’équipement et 900 kg de batteries.

Le premier ministre Stephen Harper a offert à la France l’avion-cargo pendant une semaine, mais le président François Hollande lui a ensuite demandé de prolonger la participation canadienne.

Le gouvernement Harper n’a pas encore pris de décision relativement à cette requête.

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