Guerre au Mali: intense résistance des jihadistes dans le nord

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à 08h56 HNE, le 4 mars 2013.

PARIS – Un soldat français est mort dans certains des combats les plus intenses à survenir dans le cadre de la campagne militaire vieille de sept semaines visant à repousser une avance islamiste au Mali, ont annoncé des responsables dimanche.

Le caporal parachutiste Cédric Charenton a perdu la vie, samedi soir, lors d’un assaut dans le massif de l’Adrar des Ifoghas, où les islamistes se sont retranchés alors que les troupes françaises continuent leur progression à travers le nord du Mali.

Il s’agit du troisième Français à mourir depuis que l’Hexagone a entamé son opération pour déloger les militants liés à Al-Qaïda, le 11 janvier. L’homme de 26 ans avait déjà servi en Afghanistan, au Gabon et en Nouvelle-Calédonie.

Selon le porte-parole militaire Thierry Burkhard, environ 15 islamistes ont été tués lors des combats dans la vallée d’Amatettai. Celui-ci a ajouté que les forces françaises avaient détruit trois camionnettes et saisi une importante cache de munitions et d’armes, y compris des fusils automatiques et des mortiers.

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Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que les affrontements de samedi soir comptaient parmi les plus violents à être survenus depuis le début de l’intervention le 11 janvier.

M. Burkhard a précisé que les combattants auxquels les Français faisaient actuellement face étaient connus pour leur «fanatisme».

«Leur but est de nous infliger un maximum de pertes et, dans les positions qu’ils occupent, ils se battent sans avoir aucune intention de reculer, ce qui signifie inévitablement qu’ils subissent de très, très lourdes pertes», a-t-il dit.

M. Burkhard a mentionné que les combats se poursuivaient dimanche dans la région, que les djihadistes espéraient pouvoir transformer en leur sanctuaire. L’officier a admis que les Français ne seraient jamais capables d’éliminer tous les islamistes de la zone, mais espéraient suffisamment démanteler les forces ennemies pour éliminer la menace qu’elles représentent envers le gouvernement malien et sa population.

Cela s’avère plus difficile que prévu au départ. Alors que la France avait d’abord espéré que sa mission en sol malien serait brève, elle a depuis annoncé que ses effectifs resteraient au Mali au moins jusqu’en juillet en raison de l’intensification des combats.

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2000 soldats

Vendredi, le colonel Thierry Burkhard affirmait que les opérations sont maintenant centrées autour d’une zone de 25 kilomètres carrés dans les monts Adrar des Ifoghas. Environ 1200 militaires français et 800 autres provenant du Tchad y participent, en plus d’un nombre indéterminé de soldats maliens.

Le colonel Burkhard n’a pas voulu fournir plus de détails concernant cette opération qui se déroule au sud de la ville de Tessalit. Il a révélé que les forces françaises ont tué une quarantaine de militants au cours de la dernière semaine.

Il a dit croire qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique, un des trois groupes qui s’étaient emparés du nord du Mali avant l’intervention française, est présent dans la région.

Par ailleurs, le Parlement allemand a autorisé jeudi l’envoi de 330 soldats au Mali pour aider à la formation de l’armée nationale et pour offrir une aide logistique. Les parlementaires ont accepté la participation de 180 soldats à une force de l’Union européenne, tandis que 150 autres seront déployés pour aider au transport aérien et au ravitaillement en carburant.

Pas de retrait

Mardi, le ministre français de la Défense a dit qu’il était trop tôt pour envisager leur retrait du Mali en dépit de l’explosion du coût de la mission.

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Jean-Yves Le Drian a confié à la station de radio RTL que le coût de l’intervention française au Mali se chiffre maintenant à 133 millions $ US.

Les soldats français sont arrivés au Mali le 11 janvier pour aider l’armée malienne à chasser les insurgés islamistes qui s’étaient emparés du nord du pays.

M. Le Drian a fait état de combats féroces dans les monts Adrar des Ifoghas.

Si certains ont évoqué que le retrait des quelque 4000 militaires français déployés au Mali pourrait commencer le mois prochain, M. Le Drian a prévenu qu’il ne peut envisager un départ rapide tant que les combats se poursuivront dans les montagnes.

Kamikaze

Par ailleurs, une attaque kamikaze à la voiture piégée a fait six morts à Kidal, dans le nord du Mali.

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Le kamikaze a fait exploser son véhicule piégé tard mardi près d’un point de contrôle à Kidal, faisant six morts parmi les membres du Mouvement islamique de l’Azawad, un groupe qui lutte aux côtés des armées française et malienne contre les insurgés islamistes.

L’attentat n’a pas été revendiqué mais pourrait avoir été perpétré par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest.

Un troisième chef islamiste tué?

Lundi, on supposait qu’un important leader des insurgés islamistes qui s’étaient emparés du nord du Mali a été tué.

Le chef d’état-major de l’armée française, l’amiral Édouard Guillaud, a admis lors d’une entrevue à la radio lundi que Abou Zeid a probablement perdu la vie. Il a expliqué que les soldats sur le terrain ne peuvent immédiatement inspecter les dégâts causés par toutes les bombes larguées sur les positions rebelles.

L’Algérien Abou Zeid compterait parmi les dirigeants d’Al-Qaida au Maghreb islamique, un groupe qui s’est rendu responsable de l’enlèvement de plusieurs étrangers.

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Les responsables tchadiens avaient annoncé la mort d’Abou Zeid vendredi.

Puis, le lendemain, le responsable militaire tchadien, le général Zakaria Ngobongue, avait affirmé que ses hommes ont abattu Mokhtar Belmoktar, le cerveau présumé de la prise d’otages qui a coûté la vie à 36 étrangers en Algérie en janvier.

L’amiral Guillaud a dit demeurer prudent face aux informations qui circulent sur les sites djihadistes, selon lesquelles Belmoktar serait toujours vivant.

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