G20 2010: le procès du second policier est retardé

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à 13h25 HAE, le 3 juin 2013.

TORONTO – Le procès criminel d’un deuxième policier accusé d’agression armée pour son comportement lors de manifestations tenues en marge du sommet des pays du G-20 en 2010 à Toronto, qui devait débuter lundi matin, est retardé jusqu’à mercredi.

Les procureurs de l’accusé et de la Couronne ont expliqué au tribunal qu’ils avaient besoin de temps pour examiner une autre vidéo qui vient de leur être soumise.

Cette vidéo montre l’agent Babak Andalib-Goortani procédant à l’arrestation d’un manifestant qui a subi une fracture du nez et de la joue lors de l’intervention.

L’agent Andalib-Goortani, âgé de 30 ans, subira l’an prochain un autre procès sous un deuxième chef d’agression armée. La première accusation a été soumise par l’Unité des enquêtes spéciales de l’Ontario, tandis que la seconde a été portée par le Service de police de Toronto.

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Vendredi dernier, le premier policier torontois à être accusé au criminel à la suite des manifestations a été acquitté de voies de fait ayant causé des lésions corporelles et d’agression armée. L’agent Glenn Weddell avait été accusé après que le journaliste Dorian Barton eut subi une fracture à l’épaule, le 26 juin 2010. Le tribunal n’a pu déterminer hors de tout doute raisonnable que l’agent Weddell avait poussé et frappé le manifestant.

«Dorian Barton n’a pu préciser où il avait été frappé, ni par qui ou avec quel objet, pas plus qu’il n’a pu indiquer quelle blessure en avait résulté, s’il devait en avoir subi une», a écrit le juge Gregory Ellies.

«Il est tout aussi incapable de se rappeler qui a frappé le premier», a-t-il poursuivi. Le mystère demeure entier, malgré les photos et les vidéos sur l’incident.

Dorian Barton s’était aventuré sur le terrain de l’Assemblée législative de l’Ontario durant une manifestation. Il a raconté, dans son témoignage, avoir été heurté par derrière alors qu’il photographiait des policiers à cheval.

Un autre témoin, Andrew Wallace, avait dit avoir vu M. Barton se faire prendre d’assaut par un agent, qui l’aurait frappé avec son bouclier et l’aurait renversé avant de le frapper avec son bâton.

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Or, son témoignage a été «teinté de son animosité envers les policiers», a soutenu le juge Ellies, rappelant que M. Wallace avait été accusé, à tort, d’agression sexuelle il y a plus de quinze ans.

Le policier Glenn Weddell avait plaidé non coupable à des accusations de voies de fait ayant causé des lésions corporelles et voies de fait armées. Son avocat, Me Peter Brauti, a soutenu que le policier avait aidé Dorian Barton à se relever après que ce dernier eut trébuché et que c’était le seul contact qu’il avait eu avec lui.

M. Weddell a exprimé tout son soulagement à la sortie du tribunal, vendredi, affirmant que cette mise en accusation avait été difficile à vivre pour lui et sa famille. «Tout ce que je veux, c’est retourner à ce que j’aime, c’est-à-dire patrouiller la ville», a-t-il déclaré.

Pour le président de l’association des policiers de Toronto, Mike McCormack, cette affaire a démontré l’existence de biais envers le corps policier. «Nous en verrons encore beaucoup plus dans les autres procès à venir», a-t-il mentionné.

Dorian Barton avait été arrêté et accusé d’entrave au travail pour avoir empêché un policier d’accomplir ses fonctions et participé à une manifestation illégale, des accusations qui avaient été abandonnées peu de temps après.

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L’agent Weddell ne se souvient cependant pas d’avoir rencontré M. Barton ce jour-là, et il a dû visionner les vidéos pour se remémorer le déroulement de la journée.

La vaste majorité des quelque 1100 personnes arrêtées lors des manifestations au sommet du G20 de Toronto ont été libérées sans être accusées de quoi que ce soit. L’ombudsman de l’Ontario, André Marin, avait qualifié ces opérations policières de «plus grave atteinte aux libertés civiles de toute l’histoire du Canada».

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