Elliot Lake: l’architecte du centre d’achats avait des réserves

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à 14h52 HAE, le 11 mars 2013.

ELLIOT LAKE, Ont. – L’architecte du centre commercial Algo, qui s’est effondré l’été dernier à Elliot Lake, en Ontario, faisant deux morts, a affirmé lundi qu’il n’aimait pas l’idée de construire un espace de stationnement sur le toit de la structure.

Appelé à témoigner à la commission d’enquête sur l’effondrement meurtrier du centre commercial Algo, James Keywan a déclaré que le propriétaire, aujourd’hui décédé, estimait à l’époque qu’il s’agissait-là du scénario le plus abordable.

M. Keywan, aujourd’hui à la retraite, a soutenu qu’il avait eu ses réserves quant à cette idée, expliquant n’avoir jamais rien vu de tel.

L’architecte, âgé de 87 ans, a précisé que c’était le vice-président du centre commercial, Nick Hirt, qui avait pris la décision de faire construire un tel espace de stationnement.

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M. Keywan a expliqué avoir soumis un éventail de scénarios à M. Hirt, mais qu’ils avaient tous été rejetés parce que trop difficiles à mettre en oeuvre ou encore, trop coûteux.

Il était trop ardu, à l’époque, de construire dans le roc un stationnement sous-terrain pour le centre commercial, construit en 1979. Il n’y avait pas non plus d’espace de stationnement disponible à proximité.

M. Hirt, qui était aussi un ingénieur, était alors arrivé à la conclusion qu’il n’y avait pas d’autres choix que de construire un stationnement sur le toit du centre commercial, a raconté M. Keywan.

L’ancien architecte a poursuivi en racontant que M. Hirt insistait sur le fait qu’une entreprise lui avait garanti être en mesure d’imperméabiliser le toit du garage.

Or, cette structure s’est effondrée l’été dernier, après des années de fuites d’eau, tuant deux femmes. Les résidants avaient surnommé, au fil des ans, le centre commercial d’«Argo Falls».

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M. Keywan a affirmé qu’il n’aurait jamais construit un immeuble non sécuritaire simplement parce qu’un client le lui demandait. Il a ajouté que toute bâtisse, si elle n’était pas entretenue, risquait de s’effondrer et de tuer quelqu’un.

L’architecte a également soutenu que le code provincial du bâtiment était une véritable «bible» lorsqu’il planchait sur ses dessins. «Je n’ai pas dessiné de fuites», s’est-il défendu.

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