Égypte: la tension baisse

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à 20h49 HAE, le 24 août 2013.

LE CAIRE – Le gouvernement égyptien a annoncé samedi qu’il écourtait le couvre-feu en vigueur dans la capitale et plusieurs provinces de l’Égypte, signe que la tension commence à redescendre à la suite des troubles provoqués par la destitution du président Mohammed Morsi.

La décision du Cabinet de raccourcir de deux heures le couvre-feu a été dévoilée quelques heures après que le premier ministre par intérim, Hazem el-Beblawi, eut déclaré que la priorité de son gouvernement était maintenant de rétablir la sécurité dans le pays.

Ces dernières semaines, l’Égypte a connu ses pires affrontements depuis le Printemps arabe il y a deux ans. Les flambées de violence qui se sont produites à la suite du démantèlement de deux camps de protestation érigés au Caire par des partisans de M. Morsi, qui a été déposé par l’armée le 3 juillet, ont fait plus de 1000 morts.

Au début de la crise, les militaires ont imposé un couvre-feu presque partout en Égypte. En réponse à une demande présentée par des citoyens, le gouvernement a publié samedi un communiqué disant que le couvre-feu de 11 heures allait maintenant durer 9 heures. Cette mesure ne s’applique toutefois pas au vendredi, premier jour du week-end en sol égyptien. Les manifestations qui se sont déroulées vendredi dernier ont été particulièrement violentes.

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L’annonce concernant le raccourcissement du couvre-feu a été faite un jour après que les tentatives des Frères musulmans, le groupe islamiste dont Mohammed Morsi est issu, pour organiser de grandes manifestations eurent échoué.

Elle est aussi survenue alors que de nombreuses personnes se pressaient pour arriver à la maison avant le début du couvre-feu. L’interdiction a surtout nui aux commerces du Caire qui sont plus actifs le soir, comme les hôtels et les restaurants.

Au cours des derniers jours, Le Caire, une métropole d’environ 18 millions de personnes, a amorcé un retour à la normale. La capitale demeure toutefois en état d’urgence, ce qui confère plus de pouvoir aux forces de sécurité.

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