Djennie LaGuerre: les planches dans le sang

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Allure sportive, baskets aux pieds, Djennie LaGuerre respire l’assurance. Un comble pour cette jeune femme qui consacre sa vie à un art particulièrement demandeur en adrénaline: le théâtre. Elle est d’ailleurs présente pour la troisième fois au rock.paper.sistahz festival, qui se termine le 15 avril.

Pour Djennie, le festival rock.paper.sistahz est un événement de la plus haute importance: «Ce rendez-vous est une occasion unique de travailler sur des projets personnels ou collectifs, d’écrire aussi, tout en célébrant les femmes noires. Ce thème large est au coeur du festival, et il m’est très cher.»

Et pour cause puisque Djennie, sur le territoire canadien depuis une trentaine d’années, est née en Haïti. Arrivée à quatre ans à Montréal, elle découvre le théâtre très tôt à l’école des soeurs.

«Déjà bavarde et très active», comme elle s’amuse à le souligner, elle fait ses premiers pas sur les planches dans les pièces de théâtre jouées pour les parents lors des fêtes religieuses. Un premier pas qui trouve très vite écho au niveau professionnel puisqu’après avoir fait ses armes dans divers établissements montréalais et new-yorkais, elle plonge dans le grand bain.

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Pendant trois ans, elle sillonne l’Ontario à l’affiche de Grimm Grimm, une production du Théâtre français de Toronto. Une première expérience d’envergure qui lui forge une personnalité scénique: «C’était une très belle aventure, très multiculturelle, innovatrice dans son concept en plus. Nous nous sommes produits près d’une centaine de fois en trois ans et j’ai appris énormément.»

L’aprentissage de son art, un cheminement qu’elle se plaît à arpenter, même lorsqu’il faut passer par des chemins de traverse. Il y a quelques années, elle a mis de côté le théâtre traditionnel pour s’essayer à un autre genre de jeu. C’est face à la caméra, en tant qu’animatrice de l’émission miniTFO de la chaîne francophone d’éducation de l’Ontario (TFO), qu’elle s’est présentée.

Bien qu’éloignée du théâtre à proprement dit, cette nouvelle expérience lui a également beaucoup apporté: «C’était excitant de s’attaquer à un nouveau média. Cela demandait beaucoup d’imagination, parce qu’il me fallait percevoir le public à travers une caméra. L’énergie que transmet l’assistance est cette fois complètement absente. C’est très enrichissant et ça fait travailler l’imagination.»

À 34 ans, la jeune comédienne possède donc toujours ce souci de l’évolution perpétuelle. Une qualité essentielle, au sein d’un milieu où longévité se confond toujours avec renouvellement.

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