Des femmes afghanes s’immolent pour fuir le désespoir

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KANDAHAR, Afghanistan (PC) – L’organisme allemand de défense des droits des femmes Medica Mondiale a constaté au terme d’une récente étude que de plus en plus d’Afghanes en proie au désespoir choisissent de s’en sortir en s’immolant par le feu.

En 2005, 74 suicides de ce genre ont été rapportés à Kandahar. L’an dernier, 77 cas ont été documentés dans ce même secteur pendant les six premiers mois de l’année.

Le problème est encore plus prononcé à Harat, dans l’ouest du pays, à proximité de la frontière iranienne. Pas moins d’une centaine de cas de suicide par le feu y ont été enregistrés l’année dernière.

Le fait que des femmes choisissent de mettre fin à leurs jours en s’immolant par le feu constitue une tournure des événements d’une grande cruauté pour ces mères de familles et épouses, privées de toute autre ressource.

Le pétrole qui les aide à nourrir leur famille et à éclairer leur domicile est habituellement leur seul moyen d’évasion. «S’immoler par le feu est plus facile que toute autre façon», a indiqué Sharifa Siddiqui, dirigeante de l’hôpital Mirwais à Kandahar. «Une femme voulant se donner la mort au moyen d’une arme à feu ne sait pas où tirer, et elle n’a pas la force de le faire avec un couteau», a-t-elle ajouté.

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Chaque mois, l’hôpital Mirwais accueille cinq femmes ayant choisi de s’immoler par le feu afin d’échapper à leur mariage.

Dans la plupart des cas, ces femmes ne survivent pas à leur tentative de suicide, a indiqué le Dr Ahmed Shah.

uma Tareen, directrice des affaires des femmes dans la province de Kandahar, a pendant des mois tenté d’obtenir la construction d’un refuge. Elle a même approché l’Équipe provinciale de reconstruction (EPR) du Canada à Kandahar afin d’obtenir des fonds qui lui auraient permis de faire construire un édifice.

L’EPR hésitait cependant à subventionner un refuge sans savoir de quelle façon il serait administré.

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