Des dizaines de morts dans les nouveaux affrontements en Égypte

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à 14h51 HAE, le 28 juillet 2013.

LE CAIRE – Des heurts mortels ont éclaté lors des funérailles de partisans de l’ex-président égyptien Mohammed Morsi, dimanche, alors que le leader des Frères musulmans a pressé ses partisans de poursuivre la lutte après que plus de 70 d’entre eux eurent été tués lors de violences au cours de la fin de semaine.

Ouvrant la voie à des confrontations supplémentaires, le président intérimaire, installé par l’armée, a donné au premier ministre le pouvoir de permettre à l’armée d’arrêter des civils dans le cadre de ce qui, selon des responsables gouvernementaux, pourrait être le prélude à une vaste action contre les supporters de Mohammed Morsi et les extrémistes qui ont multiplié les attaques contre les forces de sécurité dans la Péninsule du Sinaï.

L’étendue des violences a encore plus réduit les espoirs d’une réconciliation entre les deux camps fortement divisés depuis le coup d’État militaire du 3 juillet qui a déposé le premier président démocratiquement élu à la suite de manifestations rassemblant des millions d’Égyptiens réclamant son départ.

Les islamistes ont vivement rejeté le nouveau leadership, et insistent sur le fait que la seule solution à la crise est le retour en poste de M. Morsi. Pendant ce temps, le leadership intérimaire va de l’avant avec un plan transitoire accéléré pour réélire un gouvernement démocratique tôt l’an prochain.

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Le ministre égyptien de l’Intérieur, responsable de la police, s’est engagé à gérer de façon décisive toute tentative de déstabiliser le pays, une menace à peine voilée au pro-Morsi occupant deux places au Caire dans le cadre d’un affrontement de plus d’un mois avec les forces de sécurité.

La communauté internationale a de son côté appelé à la retenue.

Le secrétaire d’État américain John Kerry a publié une déclaration aux mots très durs, samedi, affirmant qu’il était «essentiel» que les autorités égyptiennes respectent le droit à manifester pacifiquement. Il a également appelé les deux parties à «entamer un dialogue politique significatif».

Les autorités ont concédé que la plupart des 72 personnes tuées au Caire lors des pires violences depuis le coup d’État, samedi, étaient des manifestants, mais l’administration soutenue par l’armée a semblé défendre le bain de sang.

Le 8 juillet, d’autres heurts avaient fait 50 morts dans les rangs des pro-Morsi.

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Il n’y avait aucune trace des militaires dans les vidéos tournées samedi matin lors des violences, mais la communauté internationale et des groupes de défense des droits de l’homme craignent que les troupes aient permis que le carnage ne se produise.

Un important leader des Frères musulmans de M. Morsi, Mohammed el-Beltagy, a attribué la violence de la fin de semaine aux appels à manifester du général Abdel-Fattah el-Sissi.

«Voilà le mandat adopté par [M.] el-Sissi la nuit dernière; commettre des massacres et des bains de sang contre des manifestants pacifiques dénonçant le coup d’État militaire», a dit M. el-Beltagy dans une déclaration sur sa page Facebook.

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